"J'espère qu'ils ne manqueront pas d'aborder ce problème", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse ce jeudi à Moscou.
"Depuis le milieu de 2003, à commencer par l'affaire Ioukos, les relations entre les milieux d'affaires et l'Etat se sont détériorées", a-t-il estimé.
"C'est un précédent fâcheux pour les investisseurs en Russie. Mais ce n'est pas le seul", a dit Yassine qui a évoqué le "zèle particulier du fisc" qui, à son avis, "s'est attaqué aux sociétés transparentes".
Evoquant l'économie russe, il a fait remarquer qu'en 2003 l'offre de capitaux avait augmenté de 55%. "Cela veut dire que la demande de capitaux s'est accrue à peu près d'autant". 12% de ce montant ont été dévorés par l'inflation et 43% engloutis par l'économie, c'est pourquoi elle a affiché le rythme de développement le plus rapide de ces dernières années, a dit Yassine qui soutient qu'un rythme de croissance économique de 8 à 12% est parfaitement possible en Russie.
Cependant, a-t-il indiqué, en 2004 l'offre de capitaux a augmenté de 32,6% et l'inflation a représenté 11,7%. "L'économie n'a absorbé que 20% des capitaux disponibles. Or une baisse de la demande de capitaux signifie un essoufflement de l'économie", a dit l'économiste.
"La croissance doit s'appuyer aussi bien sur l'activité des milieux d'affaires que sur le sentiment de confiance et de solidarité", affirme Evgueni Yassine.