"Malgré l'énorme différence de niveaux de développement, la Russie et l'UE ont les mêmes objectifs de modernisation", estiment les auteurs du rapport.
L'économie d'innovation est la stratégie propriétaire de l'Union européenne, son application est prévue par la stratégie de Lisbonne.
L'adhésion à l'UE de dix nouveaux pays ralentit la réalisation de cette stratégie. "Dans ce contexte, l'élargissement de l'intégration s'effectue au détriment de son approfondissement", relèvent les auteurs du rapport.
Selon les experts, la création d'un espace commun en matière de science, de techniques et d'éducation entre la Russie et l'UE est une chose prioritaire.
L'unification des potentiels scientifiques et techniques de la Russie et de l'UE pourrait, d'après les experts, donner une nouvelle impulsion à la modernisation de la Russie et de l'Europe, améliorer la compétitivité de leurs économies sur une nouvelle base technologique.
Selon les rapporteurs, le domaine énergétique, l'énergie nucléaire, l'exploration de l'espace, l'aéronautique et les télécommunications pourraient devenir les sphères prioritaires de la coopération.
"La stratégie russe de modernisation doit être étroitement liée à la formation de la Grande Europe, qui comprend la Russie", indiquent les auteurs du rapport.
Par ailleurs, ils soulignent qu'il ne faut pas considérer la modernisation et l'occidentalisation comme une reproduction aveugle des acquis occidentaux. "Il faut insister sur un modèle national de modernisation", relèvent les experts russes.
Analysant les probables voies de développement ultérieur de la Russie moderne, ils indiquent qu'une "modernisation rattrapante" ne peut pas être le scénario de développement de la Russie contemporaine.
La Russie a besoin d'une stratégie de développement "devançant", ce qui nécessite un passage rapide à "l'économie du savoir", pensent les auteurs du rapport.