Le Club de Paris étudiera le problème de la dette russe

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PARIS, 9 mars. /De notre correspondant Andréi Nizamoutdinov/. Le Club de Paris qui se réunit ce mercredi en session ordinaire examinera le problème de l'amortissement anticipé de la dette extérieure de la Russie.

Cette question a été inscrite officiellement à l'ordre du jour de la réunion qui se tiendra comme d'habitude à huis clos, selon des sources haut placées proches du Club de Paris.

Par tradition non écrite de l'organisation, les problèmes liés à la dette des Etats membres sont débattus par les créanciers en l'absence des représentants du pays intéressé. Si bien que la délégation russe ne participera pas à la première partie de la discussion qu'elle rejoindra à l'étape suivante, lorsqu'elle portera sur la méthode générale d'extinction de la dette.

Au Club de Paris qui regroupe les principaux Etats créanciers de la planète, la Russie intervient dans une double qualité: celle de créancier et celle de client ou débiteur. D'après la presse, sa dette envers les pays membres s'élève aujourd'hui à 44 milliards de dollars environ.

Cependant, ainsi que l'a annoncé la veille de l'ouverture de la réunion le président du Club, Jean-Pierre Jouyet, les négociations avec la Russie ne porteront que sur une partie de sa dette, sur 10 milliards de dollars seulement.

Le Club de Paris pratique trois types d'amortissement anticipé des dettes : la conversion en titres, l'acquittement de la dette avant terme à sa valeur nominale et le rachat de la dette aux conditions du marché financier et compte tenu des taux bancaires.

Le président du Club a fait remarquer qu'aux négociations avec la Russie c'est la troisième méthode qui fera l'objet du débat.

L'une des questions clefs sera la possibilité d'obtenir du Club des concessions financières.

Selon des sources proches de la délégation russe, la Russie, en proposant d'amortir une partie de sa dette avant terme, voudrait que le Club lui accorde des facilités en matière de service du reste de la dette.

A l'appui de sa position, elle rappelle qu'au cours de l'annulation massive en 2004 de la dette des pays les plus pauvres, en premier lieu de l'Irak, c'est la Russie qui a effacé le plus gros des créances.

On ne peut pas être sûr que l'initiative de la Russie sera acceptée par les partenaires, selon les mêmes sources. De toute façon, ainsi que l'a fait remarquer Jean-Pierre Jouyet, l'extinction anticipée par un pays membre d'une dette n'implique pas obligatoirement l'octroi à ce pays de réductions ou d'autres avantages financiers.

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