Pas de dessous politiques dans l'affaire Goussinski

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TEL-AVIV, 9 mars. De notre correspondant Ratmir Orestov. L'affaire concernant l'implication de Vladimir Goussinski et de Leonide Nevzline dans le blanchiment d'argent via la section-VIP de la banque "Hapoalim" ne comporte aucun dessous politiques, estime Benni Briskine, conseiller du ministre israélien des Finances. Interrogé par RIA Novosti, il a indiqué que selon lui la tentative d'utilisation de cette affaire pour discréditer le premier ministre, Ariel Sharon, qui est en bons rapports avec Vladimir Goussinski, n'a aucun fondement et ce pour des raisons objectives.

Le journal Jerusalem Post a écrit voici quelque temps que Goussinski était un ami proche du chef du gouvernement israélien et de son fils Omri.

"Les forces influentes de l'establishment israélien qui sont à même d'initier une affaire judiciaire d'envergure et de lui imprimer un cours politique de leur choix sont aujourd'hui entièrement aux côtés du premier ministre. Les milieux qui sont mécontents de la politique d'Ariel Sharon et voudraient lui nuire manquent tout simplement d'influence pour engager une telle action", a indiqué Benni Briskine.

Les experts sont convaincus que "l'objectif numéro un de l'affaire pénale en question était de rehausser l'image d'Israël et de ses organes de maintien de l'ordre sur le marché financier international, de montrer au monde entier qu'Israël combattait activement et non sans succès le blanchiment des revenus illicites".

Selon le conseiller du ministre des Finances, un autre aspect de l'enquête "produisant mauvaise impression" réside dans le fait que les premiers jours qui ont suivi l'annonce de la découverte d'une escroquerie on a cité uniquement les noms à consonance russe parmi les dizaines de personnes mises en examen dans cette affaire.

En ce qui concerne l'évolution de la situation, Benni Briskine pense qu'elle ne va pas déboucher sur une affaire pénale d'importance. "Pour placer quelqu'un derrière les barreaux il faut démontrer que l'argent qui a été déposé sur con compte bancaire provient d'opérations revêtant un caractère criminel. Seulement dans la pratique c'est extrêmement malaisé à faire. La seule chose que les inculpés aient pu faire, c'est de dissimuler des transactions financières aux autorités. Ce qui n'est sanctionné que par une solide amende, indique Benni Briskine.

Dans le cadre de l'instruction de l'affaire de blanchiment d'argent, 180 comptes - près de 400 millions de dollars au total - appartenant à de gros clients de la succursale 535 de la banque Hapoalim restent fermés.

Dix employés de l'établissement ont été arrêtés, dont le responsable du service clientèle Communauté des Etats indépendants, ainsi que le manager du service France.

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