Ainsi que l'a annoncé le service de presse de l'ambassade de Grèce à Moscou, le comité examinera pendant deux jours l'étude de faisabilité du projet pour que les délégations des trois pays puissent recommander à leurs gouvernements respectifs de signer un mémorandum politique sur la construction de la canalisation.
Au cours de leur réunion précédente, du 25 au 27 janvier, à Moscou, les délégations des trois pays ont décidé de créer un groupe d'initiative et de confier la coordination de son travail à TNK-BP, est-il souligné dans un communiqué de presse de l'ambassade.
D'après le projet Bourgas-Alexandroupolis, du pétrole de Russie et d'autres pays de la région de la mer Caspienne sera transporté par mer de Novorossiisk à Bourgas (Bulgarie) puis par une nouvelle canalisation au port grec d'Alexandroupolis d'où il sera expédié vers différents pays d'Europe de l'Ouest.
Ce projet constitue une alternative au trajet passant par les détroits de la mer Noire où le trafic maritime est actuellement extrêmement intense.
D'après l'une des études de faisabilité, la canalisation sera de 1000 mm de diamètre, longue de 300 km et équipée de deux ou trois stations de pompage. Son débit annuel est envisagé au niveau de 15 millions de tonnes de brut à la première étape, de 24 millions de tonnes à la deuxième étape. Ensuite il pourra être porté à 35 millions de tonnes. Le coût du projet est estimé à 700 millions de dollars.