Henkel a ouvert sa première entreprise russe il y a plus de 10 ans. Toutefois, la compagnie n'est pas pressée d'y ouvrir des fabriques de cosmétiques qui lui assurent près de 30% des bénéfices. Depuis plusieurs années, le groupe allemand scrute les actifs cosmétiques russes, mais aucun d'entre eux ne correspond pas à ses critères essentiels: la qualité et le poids sur le marché.
Dans le même temps, le marché russe reste pour Henkel un des plus importants sur le plan stratégique, et le groupe allemand se lance à sa conquête et n'exclut pas l'acquisition d'une compagnie russe.
À l'heure actuelle, presque tous les constructeurs automobiles présents en Russie - Ford, General Motors, Avtoframos (Renault), Avtodor (Kia), AvtoVAZ, KamAZ, Oka et GAZ - utilisent des colles, des mastics et des produits de polissage Henkel.
"Je suis convaincu que la Russie est le noyau de l'espace post-soviétique et que le lien économiques avec elles (des autres ex-républiques soviétiques) restent très forts. C'est pourquoi la Russie sert à Henkel de tête de pont pour développer les affaires dans les pays voisins", a indiqué le président du conseil d'administration de Henkel.
Henkel couvre quatre segments du marché: détergents, cosmétiques et produits hygiéniques, colles ordinaires et mastics, colles industrielles et produits de polissage. Le groupe allemand possède près de 140 usines de par le monde. En 2004, Henkel a réalisé un chiffre d'affaires de 10,6 milliardsd'euros, ses bénéfices ayant crû de 8%, pour se chiffrer à 544 millions d'euros. Il dispose de quatre usines russes: Henkel-Era (région de Leningrad), Henkel-Ioug (région de Saratov), Henkel Plastic Autocomponents (région de Samara) et Henkel-Pemos (Perm).