Comme motif de sa demande, Ioukos avance, entre autres, les informations sur la fusion de Gazprom et de Rosneft.
"L'affaire Ioukos étant classée par le Tribunal de Houston, Gazprom et Rosneft sont revenus à leur projet de fusion", est-il indiqué dans la requête adressée à la juge Leticia Clark.
Les avocats du groupe pétrolier évoquent plusieurs précédents relevés dans la jurisprudence américaine et constatent que "toutes les conditions sont réunies" pour interdire toutes les opérations sur les actifs de Ioukos.
L'une des ces conditions est l'existence de signes informant la juge du "succès probable" du pourvoi formé. La nouvelle requête souligne que la nature des arguments et des faits cités par la société russe en faveur de sa cause "confirme la probabilité du succès du pouvoir, ne serait-ce que du seul point de vue juridique".
"Sans l'interdiction prononcée par la justice Ioukos n'a pas moyen de faire face à ceux qui s'efforceront de s'adjuger ses actifs", est-il également indiqué dans la requête.
Jeudi, la juge Leticia Clark a débouté Ioukos de sa requête de revenir à sa première demande de mise en faillite aux Etats-Unis.
Elle a ainsi confirmé sa propre décision du 24 février lorsqu'elle avait annoncé que l'affaire Ioukos ne pouvait pas être examinée par la justice américaine.
La décision de la juge de refuser de revenir à la première demande a été confirmée à RIA Novosti par un avocat de Deutsche Bank, Hugh Ray.
"Nous sommes satisfaits par cette décision", a-t-il dit, avant d'ajouter que la banque qu'il représentait n'avait pas l'intention d'engager d'autres procédures car elle considérait que l'affaire était close.
Ioukos avait saisi le Tribunal des faillites de Houston en décembre 2004 pour empêcher la vente de sa principale unité de production, Iouganskneftegaz.