Le principal sujet du débat est une éventuelle augmentation des livraisons d'énergie électrique russe à la Chine, a expliqué à RIA Novosti le conseiller du chef de la délégation russe, Anatoli Chtcherbinine.
"Les régions nord-est de la Chine éprouvent une pénurie évidente d'électricité alors que les régions de l'Extrême-Orient russe en ont un excédent, a-t-il expliqué.
Avec l'achèvement de la construction de la centrale hydraulique de Bouréïa, l'Extrême-Orient produira beaucoup d'énergie, au point qu'il pourra en exporter, a-t-il affirmé.
La partie russe n'exclut pas des investissements chinois dans la construction d'installations énergétiques sur le territoire de la Russie, a ajouté Anatoli Chtcherbinine qui a cité parmi les projets de coopération éventuels la construction de la centrale hydraulique de Bogoutchan.
"Il est également nécessaire de construire des lignes de transport d'électricité sur des centaines de kilomètres, ce qui implique des investissements considérables", a-t-il ajouté.
Les négociations porteront aussi sur une participation éventuelle de la Russie à la modernisation de centrales électriques construites en Chine avec le concours de l'Union Soviétique.
A l'avenir, il sera possible d'aborder le problème de la synchronisation des réseaux d'interconnexion russe et chinois, a fait remarquer Anatoli Chtcherbinine.
A l'heure actuelle la Chine est le deuxième consommateur mondial d'énergie électrique, après les Etats-Unis. En 2004 le pays éprouvait un manque d'électricité évalué à 25 millions de kV.