C'est ce qu'a annoncé aux journalistes le ministre de l'Energie et des Ressources minérales du Kazakhstan Vladimir Chkolnik au terme de la réunion à huis clos menée par les actionnaires du KTK mardi.
"Tous les actionnaires, aussi bien gouvernementaux que privés, estiment que le débit du KTK doit être augmenté", a indiqué le ministre.
Selon lui, l'accroissement des capacités de l'oléoduc du KTK pourrait être commencé dans la seconde moitié de 2005. "Nous voulons le réaliser dans des délais réduits au maximum", a dit Vladimir Chkolnik.
Les actionnaires, a-t-il dit, sont d'accord d'augmenter de 2,5 dollars le tarif pour le transport d'une tonne de brut par l'oléoduc du Consortium. "Désormais le tarif maximal sera de 29,5 dollars la tonne", a-t-il précisé.
Au cours de leur conférence à Astana, les actionnaires ont élaboré des approches uniques de la formation des tarifs et se sont entendus sur les grands principes de l'accroissement des capacités du KTK, a noté Vladimir Chkolnik.
"Au début d'avril, nous nous réunirons à Moscou pour préparer le mémorandum de compréhension sur les principes de l'extension du KTK", a souligné Vladimir Chkolnik.
Le Consortium de la Caspienne fut institué en 1992 par les gouvernements de Russie, d'Oman et du Kazakhstan en vue de construire et d'exploiter un pipeline d'exportation d'une longueur de 1 580 km reliant les gisements de Tenghiz au Kazakhstan au port de Novorossiïsk sur le littoral russe de la mer Noire.
La Russie détient 24% des actions du Consortium, le Kazakhstan 19% et Oman 7%. Les 50% restant du capital du KTK sont partagés entre les sociétés Chevron (15%), Mobil Oil (7,5%) et Oryx (1,75%), LUKArco (12,5%), Rosneft-Shell Caspian Ventures (7,5%), British Gas (2%), Agip (2%) et Kazakhtan Pipeline (1,75%).
Le débit maximal de l'oléoduc sera de 67 millions de tonnes par an.