"Il est possible que cette barre soit franchie, mais cela n'est pas inévitable", a-t-il indiqué à des journalistes mardi.
A condition d'appliquer une politique raisonnable, nous pourrons contenir l'inflation dans les limites des prévisions gouvernementales, a ajouté Arkadi Dvorkovitch.
Pour cela, il faut que l'inflation de base mensuelle corresponde à 0,5%-0,6%. En février, celle-ci a été, selon lui, de 0,8% et, en janvier, elle a même été supérieure à 3,8%.
Selon lui, les seules méthodes monétaires ne permettront pas de contenir l'inflation. "Cela dépend non seulement de la demande d'argent mais aussi de la capacité de l'économie d'absorber davantage d'argent", a noté Arkadi Dvorkovitch.
Pour sa part, Guerman Gref a indiqué que le ministère du Développement économique et du Commerce ne réviserait pas ses prévisions d'inflation pour 2005.
"Pour le moment, nous ne réviserons pas nos prévisions d'inflation. Il est toujours possible de rester en deçà des prévisions (8,5%) existantes", a dit le ministre.
"Mais nous nous efforcerons d'empêcher les hausses de l'essence et de la viande", a-t-il ajouté.