A la question de savoir si les ressources du Fonds de stabilisation suffisaient pour procéder au remboursement anticipé, en trois ans, de la dette au Club de Paris et comment cela pouvait se répercuter sur les indices macro-économiques, le ministre a dit qu'on ne saurait pour l'instant fournir "une réponse univoque" à cette question. Il importe de définir les dimensions et la priorité des dépenses intérieures, a ajouté le ministre.
L'amortissement anticipé aura des effets positifs sur la politique des changes et la solvabilité du pays, a relevé le ministre du Développement économique et du Commerce. Dans le même temps, la question de solvabilité a perdu son acuité, a-t-il dit.
"Quant à la part de la dette extérieure dans le PIB, nous sommes parmi les pays ayant enregistré les meilleurs indices. Si, autrefois, le problème d'amortissement était pour nous le problème numéro un, aujourd'hui, nous nous sentons sur ce plan dans une plus grande sécurité", a dit Guerman Gref.
"Pour la première fois, nous pouvons nous permettre d'appliquer une politique financière à moyen terme réfléchie, sans nous sentir trop gênés par le problème de la dette", a ajouté le ministre.