De l'avis de la Banque, même dans l'hypothèse la plus optimiste, le système de l'assurance retraites ne saura, à défaut de réformes supplémentaires, supprimer le décalage croissant entre la hausse des salaires et le montant des retraites.
Suivant le scénario de base qui suppose l'absence de réformes, le coefficient moyen de substitution (rapport retraite moyenne/salaire moyen) baissera de 33% en 2002 à 24,4%-27,8% en 2030, lit-on dans le rapport.
Afin d'éviter une brusque augmentation du décalage entre le salaire et la retraite, la baisse des taux de cotisation doit s'accompagner de réformes supplémentaires, notamment par la décision de relever graduellement l'âge de retraite, estiment les experts de la Banque mondiale.
Les dépenses annuelles du budget public liées au règlement des problèmes dans le système de l'assurance retraite se monteront de 0,25% à 0,55% du PIB en 2020 à 0,55% à 0,90% du PIB en 2030, annonce le rapport.
La Banque mondiale préconise également l'annulation des avantages en matière de loyer et de charges communales en Russie.
"Une analyse montre que l'annulation des avantages en matière de charges communales pourrait s'avérer à la portée de la plupart des titulaires actuels des avantages, alors que le programme des subsides de logement pourrait prendre soin de ceux pour qui le fardeau de ces dépenses pourrait s'avérer trop lourd", lit-on dans le rapport de la Banque mondiale.
Pourtant, étant donné le caractère politiquement sensible propre à ces réformes, l'hypothèse d'une réforme graduelle du système des avantages n'est pas écartée, souligne le document.
Dans le but de faire baisser le coût politique de cette mesure, le processus d'annulation des avantages doit être coordonné avec d'autres réformes de structure, notamment le relèvement des salaires dans le secteur public, des pensions et des allocations pour enfants, rappellent les auteurs du rapport.