Réglementation renforcée : un risque sérieux pour le système bancaire

S'abonner
MOSCOU, 21 février - RIA-Novosti. Le renforcement de la réglementation constitue le risque le plus sérieux auquel doivent faire face les banques dans le monde entier.

Comme l'a annoncé lundi la compagnie internationale d'audit Pricewaterhouse&Coopers, en témoignent les résultats d'une récente étude sur les risques dans le secteur bancaire menée conjointement par le Center for the Study of Financial Innovation (CSFI) et Pricewaterhouse&Coopers.

Les auteurs du rapport tirent la conclusion que l'excès de réglementation épuise les ressources des banques, en contribuant à développer la bureaucratie et à nourrir un faux sentiment de sécurité.

440 dirigeants d'établissements de crédit et analystes bancaires dans 54 pays, y compris la Russie, ont pris part à l'étude.

"La fonction clef de la réglementation consiste à faire baisser les risques. Toujours est-il que les participants au sondage font ressortir plusieurs causes pour lesquelles la réglementation représente elle-même une source de risque. Notamment, les dépenses élevées occasionnées par le respect des normes législatives, les conséquences sérieuses du non-respect de ces normes, l'évincement des petites banques du marché, la baisse de l'attrait des banques pour la clientèle", explique Rick Mann, chef du département pour l'octroi de services aux banques et établissements financiers de Pricewaterhouse&Coopers en Russie, en commentant les résultats de l'étude.

L'étude a montré que sept des dix risques les plus graves pour les banquiers russes sont d'actualité pour leurs homologues russes. L'avis des participants russes au sondage coïncide avec celui de leurs collègues étrangers sur l'appréciation de la portée que revêtent les risques de réglementation excessive (première position) et de gestion corporate (troisième position).

Parmi les autres risques communs à la Russie et à d'autres pays, ont trouve les dérivés financiers, les risques de crédit, la grande dépendance du secteur financier vis-à-vis des technologies et les risques monétaires.

Mais les avis divergent substantiellement : par exemple, le risque lié à l'imperfection des méthodes de gestion des risques occupe la deuxième position dans le sondage en Russie. Ce risque qui avait été cité comme essentiel dans les sondages dans le monde de 1996 à 1998 arrive aujourd'hui en neuvième position.

"Un système efficace de gestion des risques est une nouveauté pour la plupart des banques russes. Le secteur bancaire russe accuse encore du retard sur les secteurs bancaires des vieux marchés occidentaux où le travail important mené ces dernières années porte des fruits dès aujourd'hui, sous forme d'un niveau plus élevé d'information et de systèmes plus efficaces de contrôle", souligne Philip Gagin, partenaire au département de gestion de l'efficacité du business au bureau de Moscou de Pricewaterhouse&Coopers.

Au nombre des dix risques "russes" les plus graves, on trouve le risque de marché des valeurs, qui s'explique par la volatilité du marché russe, ainsi que le risque de blanchiment d'argent.

Le risque d'escroquerie et d'actions illicites de la part du personnel et de tierces personnes, en sixième position sur la liste mondiale, occupe en Russie la dernière place, où peu s'en faut.

"Conformément à l'une des récentes études menées dans le domaine des délits économiques, le secteur bancaire est plus que les autres secteurs soumis au risque d'escroquerie de la part du personnel et de tierces personnes.

Mais les escroqueries en Russie sont perçues comme une tare inhérente au business et ne sont pas considérées comme un risque à part", explique la situation Rick Helsby, leader global des services pour les études financières indépendantes de Prciewaterhouse&Coopers.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала