La signature par la Russie du Protocole de Kyoto nécessitera des mesures résolues

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MOSCOU, 15 février - RIA-Novosti. La signature par la Russie du Protocole de Kyoto, qui entre en vigueur le 16 février 2005, nécessitera des mesures promptes et résolues. Le pouvoir législatif devra élaborer un mécanisme de contrôle des rejets de gaz à effet de serre, le pouvoir exécutif, préparer un plan d'action national. C'est ce qu'a déclaré mardi le président du Comité des projets conjoints Sergueï Roguinko, membre du Conseil pour le Protocole de Kyoto, en intervenant au cours d'une conférence de presse au siège de l'agence RIA-Novosti.

Sergueï Roguinko a relevé qu'il existait bien des mythes au sujet du Protocole de Kyoto. Un des ces mythes concerne la prétendue possibilité pour la Russie de gagner de grosses sommes en vendant les quotas d'émissions de gaz à effet de serre. Le commerce de quotas relève des accords intergouvernementaux, a expliqué le responsable. Les quotas ne peuvent être vendus qu'à ceux qui en demandent. "Nous n'avons pas encore été saisis de telles demandes", a indiqué Sergueï Roguinko.

La modernisation des installations énergétiques et industrielles en vue de les faire correspondre aux normes prévues dans le document signé nécessitera d'énormes dépenses. "Moscou réalise un travail de grande envergure pour développer son domaine énergétique. Le programme qui sera appliqué pendant sept ans, jusqu'à 2010, prévoit d'accorder à ses fins dix milliards de dollars", a-t-il fait savoir. Le Comité présidé par Sergueï Roguinko a signé avec l'administration de Moscou un accord qui prévoit notamment de trouver et d'attirer des investissements occidentaux et japonais. "Une partie de ces investissements pourra être attirée dans le cadre du Protocole de Kyoto", a précisé le responsable.

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