"Dans une question à long terme aussi sérieuse, la rapidité est secondaire. L'important est la "qualité" de l'adhésion, à savoir les engagements que nous prendrons. C'est ce qui devrait être privilégié à la phase finale des négociations", a-t-il dit.
Aussi attirante que soit la solution rapide du dossier OMC, il est important de "ne pas se laisser aller" et de multiplier les efforts pour minimiser le prix du ticket d'entrée et maximiser les avantages que donnerait le statut de membre, a-t-il indiqué.
Andreï Kondakov a mis en garde contre une politisation à l'extrême de l'adhésion à l'OMC. "La mise en relief des réflexions d'ordre politique pourrait créer et semble avoir déjà créé quelque part en Occident des illusions selon lesquelles nous accepterons les règles rigides de l'adhésion en partant des motifs purement politiques au détriment des aspects économiques. Ces illusions sont très dangereuses et susceptibles d'entraver les négociations d'adhésion", a estimé le diplomate.
Rappelant que la décision d'adhérer à l'OMC était "un choix stratégique délibéré et dicté par la logique de nos réformes du marché", Andreï Kondakov a souligné, cependant, que le sort de l'économie russe tout entière était en jeu. "C'est pourquoi toutes les décisions prises dans le cadre de l'adhésion à l'OMC devaient être bien pesées, sans hâte et sans chercher de bonnes occasions dans le calendrier", a-t-il résumé.