Selon lui, ce plan prévoit, en premier lieu, de réduire les rejets de gaz de serre dans le secteur réel. Ainsi, vers 2010, l'efficacité de l'utilisation du combustible dans le secteur électrique doit s'accroître de 8 %. Dans le secteur du gaz, il est prévu de réduire les pertes de gaz vers 2010 de 47 milliards de mètres cubes. Les réseaux municipaux d'approvisionnement en chaleur doivent accélérer de deux fois les cadences de remplacement des communications qui ont fait leur temps.
De plus, il est prévu d'accroître les cadences de reproduction du bois, absorbeur naturel des gaz à effet de serre, de 15 à 25 % par rapport au niveau actuel, a communiqué Vsevolod Gavrilov.
Selon lui, la Russie pourra commencer à vendre ses quotas dans le cadre du protocole de Kyoto à la fin de 2006 ou au début de 2007, "bien que le système puisse être créé bien plus tôt", a-t-il dit.
La reconnaissance par les partenaires de l'efficacité de la politique nationale visant à accroître l'efficacité énergétique de l'économie est une condition importante du commencement par la Russie de la vente de quotas d'émission des gaz à effet de serre.
Le comité qui contrôlera le respect par les pays de leurs engagements sera créé dans le cadre du protocole de Kyoto vers le milieu de 2006, a fait savoir Vsevolod Gavrilov. Le mécanisme de contrôle ne prévoit pas d'amendes, a-t-il fait remarquer.
"Mais, si nous ne respectons pas nos engagements, cela se répercutera sur l'attitude des acheteurs potentiels de quotas envers notre pays", a-t-il déclaré.
L'application du protocole de Kyoto par la Russie ne freinera pas le développement économique", estime Vsevolod Gavrilov.
"L'étude de la pratique mondiale n'a pas mis en évidence le lien direct entre l'introduction des restrictions écologiques et les taux d'accroissement du produit intérieur brut", a dit Vsevolod Gavrilov.