Selon Ekaterina Maiorova, les pourparlers avec 10 pays membres de l'OMC, y compris l'Union européenne, se sont achevés. "En ce qui concerne l'interdiction frappant l'ouverture des filiales, nous avons réussi à faire prévaloir notre position", a dit Ekaterina Maiorova.
Les pourparlers à ce sujet auront lieu avec les Etats-Unis, la Suisse, le Japon, la Norvège, l'Autriche, l'Inde, la Turquie et certains pays d'Amérique latine, a-t-elle précisé.
Les participants russes aux pourparlers insistent également sur les "restrictions quantitatives" imposées au capital étranger dans le système bancaire russe, a-t-elle fait savoir.
Dans les conditions formulées antérieurement par la Russie en vue de son adhésion à l'OMC, figurait le seuil maximum de 25 % du capital étranger dans le système bancaire russe. Elena Maiorova s'est refusée à citer le chiffre concret du quota actuellement à l'étude. Mais elle a fait remarquer que ce chiffre "ne permettra pas la domination des banques étrangères".
Gareguine Tossounian, président de l'Association des banques russes, qui a pris la parole à la conférence de presse, a dit que la communauté bancaire estimait qu'un quota de 10 à 15 % était admissible. De plus, à son avis, il est nécessaire d'instaurer également un quota pour certaines banques non résidentes en le fixant à hauteur de 1 à 2 %.
Le président de l'Association des banques russes a souligné que la compréhension existait actuellement entre la communauté bancaire, le ministère des Finances, le ministère du Développement économique et du Commerce et la Banque centrale sur le point suivant: la Russie n'est prête à accueillir des filiales de banques étrangères, car elles ne se trouvent pas sous juridiction russe et n'ont pas les obligations établies pour les banques russes.
Cependant, a-t-il fait remarquer, certaines banques russes ont l'intention d'investir à l'étranger, leurs conditions de travail "doivent être symétriques".