Selon lui, afin de rester actif dans l'arène énergétique mondiale, la Russie devrait récupérer d'au moins 10 à 20% sa présence d'antan au Proche-Orient et en Afrique du Nord.
Dans cette optique, Iouri Chafranik privilégie les contacts avec l'OPEP, notamment le membre principal du cartel, l'Arabie saoudite.
"Il est particulièrement important d'encourager la promotion de nos projets en Arabie saoudite et vice versa ainsi que de coordonner par des efforts conjoints la politique sur le marché énergétique international, car nous dépendons beaucoup les uns des autres sur le plan du pétrole", a indiqué le responsable russe dans une interview à RIA Novosti.
Selon lui, la Russie et l'Arabie saoudite ont intensifié leurs contacts il y a deux ans, après une visite à Moscou du prince héritier saoudien.
Quant à la promotion des contacts économiques, Iouri Chafranik souligne l'importance de la conférence russo-saoudienne sur la sécurité énergétique qui se tiendra la semaine prochaine à Riyad.
Dans le monde énergétique, il existe une multipolarité où une place de choix revient à l'OPEP, aux producteurs indépendants, y compris la Russie, sans oublier la Chine et l'Inde qui sont les principaux consommateurs.
La Russie doit nécessairement avoir ses propres projets en Afrique du Nord (Algérie et Libye) et au Proche-Orient, notamment en Irak, pour assurer sa présence sur le marché énergétique européen de l'avenir.
"Ces dernières années, la Russie s'est bien fixé les priorités au Proche-Orient et déploie des démarches fructueuses en vue de ranimer ses liens dont nous avons tellement besoin, car les contacts énergétiques deviennent en partie politiques", aconclu Iouri Chafranik.