"Les marchés financiers ne fonctionnent pas en tant que système desservant le secteur réel. Les petites et moyennes entreprises en souffrent", a notamment indiqué le premier ministre au cours de la séance de la Douma qui examine la question de la motion de censure contre le gouvernement.
Une attention insuffisante est également accordée au secteur des innovations. Les développements scientifiques en Russie sont deux ou trois fois moins bien financés qu'en Europe, et presque dix fois moins bien qu'aux Etats-Unis et au Japon, a-t-il indiqué.
A son avis, il convient de créer au plus vite des zones d'innovation technologique, et d'utiliser, dans ce secteur, un partenariat public - privé et des mécanismes de marché.
L'Etat, estime le premier ministre, doit appuyer le développement des institutions du marché dont l'efficacité à ce jour reste trop faible.
"Souvent, les entreprises travaillent au reflux et non à l'afflux de capitaux", a indiqué le premier ministre. Bien des choses, a-t-il précisé, dépendent de la confiance du business envers le pouvoir.
Pour appuyer les institutions du marché, a poursuivi Mikhaïl Fradkov, des amendements sont déjà élaborés. Ils concernent notamment les législations fiscale et antimonopole.
"Le principe de séparation du business et du pouvoir doit être de rigueur à tous les échelons", a-t-il encore indiqué.
Mais, a poursuivi Mikhaïl Fradkov, les règles du business ne doivent pas changer trop souvent.
"Je vois une mission : créer, pour le business, des règles claires et compréhensibles. Elles pourraient être sévères, et même déplaire à d'aucuns, mais elles ne doivent pas changer à tout instant", a ajouté le premier ministre.