C'est ce qu'a notamment déclaré Alexandre Ivachko, du ministère des Ressources naturelles, en intervenant, ce mardi, à la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe) au cours des auditions parlementaires, consacrées à la garantie législative de la mise en application en Russie de toutes les dispositions du Protocole de Kyoto.
Les documents seront soumis le jour avant l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, a tenu à préciser Alexandre Ivachko.
Le plan d'action national prévoit toute une série de mesures d'ordre général à adopter. Il s'agit là, entre autres, de rédiger le cadastre des rejets atmosphériques anthropogènes et des émission des gaz à effet de serre, a indiqué le représentant du ministère des Ressources naturelles de la Fédération de Russie.
Et d'ajouter que ledit cadastre doit être préparé d'ici le milieu de l'an 2006. On envisage également de procéder à l'inventaire des rejets atmosphériques du gaz CO2.
A la première étape de la mise en application du Protocole de Kyoto, on ne prévoit pas de quotas des rejets de gaz à effet de serre pour entreprises, a noté Alexandre Ivachko. Selon ce dernier, ce ne serait tout simplement pas raisonnable car l'établissement des normes de rejet, il faudrait introduire des restrictions pour la consommation de combustible.
Or, le Protocole de Kyoto prévoit aussi de mettre en place des mécanismes uniques en leur genre pour le commerce des quotas des émissions des gaz à effet de serre. Néanmoins, fait remarquer le président du Comité pour l'écologie à la Douma, Vladimir Gratchev, il n'est pas du tout facile ni simple de se faire la place au marché international des quotas en question".
"Pour le moment, l'accès dudit marché est fermé pour la Russie par toute sorte d'obstacles, tant politiques qu'économiques", a poursuivi le parlementaire.
De son côté, Alexandre Ivachko a souligné que pour entrer au système de commerce de quotas, il était nécessaire d'avoir le registre des rejets du gaz CO2 par les entreprises. Or, le ministère des Ressources naturelles de la Fédération de Russie est d'ores et déjà chargé de préparer ce document.