Le conseiller économique du président russe interprète les problèmes économiques en termes climatiques

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MOSCOU, 8 février - RIA Novosti. Mardi, au cours d'une conférence de presse, Andreï Illarionov, conseiller du président russe Vladimir Poutine pour les questions économiques, a qualifié de "refroidissement local" la dégradation du climat d'investissement en Russie.

M.Illarionov a employé des termes climatiques parce que la conférence de presse était consacrée au Protocole de Kyoto, dont le conseiller est un adversaire résolu, et aux conséquences de sa réalisation en Russie et dans le monde.

Le conseiller a noté que la plupart des gens préféraient le climat doux avant de noter que les "hommes d'affaires préfèrent aussi un climat doux".

"Les entreprises réagissent surtout aux changements dangereux du climat dans le secteur d'affaires", a-t-il dit.

En témoigne l'augmentation des exportations des capitaux qui a atteint 27 milliards de dollars en 2004. "Ce chiffre est trois fois supérieur au niveau de 2001 lorsque la fuite des capitaux a constitué 10 milliards de dollars".

"S'il devient trop froid, le capital, tel un oiseau migrateur, part vers les pays chauds", a relevé le conseiller.

M.Illarionov doute que l'inflation reste au niveau de 8,5% prévu par le ministère russe du Développement économique et du commerce pour 2005.

"Le taux d'inflation reste assez stable (environ 1% par mois). Cela donne le taux annuel de quelque 12%".

Le conseiller a expliqué le taux d'inflation élevé de janvier par l'augmentation des tarifs de 19,4%. Cependant il ne s'attend pas "à des changements notables des tarifs administratifs dans le courant de l'année".

C'est le volume de l'offre et la demande du rouble qui déterminera le niveau d'inflation.

Commentant les données préliminaires sur la croissance du PIB de 7,1% en 2004, M.Illarionov a noté que ce chiffre était incontestable. Dans le même temps, il a estimé que les marchandises produites à la fin de l'année n'ont pas encore été vendues et que le "taux de consommation réelle serait probablement inférieur à celui escompté".

Le conseiller du président considère que la période de stagnation industrielle qui s'est amorcée au deuxième semestre de 2004 se poursuivra au premier trimestre de 2005.

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