Le Russe Marat Safin a remporté l'Open d'Australie, le premier tournoi du Grand Chelem de 2005, en écrasant en finale le numéro un australien Lleyton Hewitt et en demi-finale le numéro un mondial, le Suisse Roger Federer.
Dans une interview à l'hebdomadaire russe "Argoumenty i Fakty", Marat Safin répond par la négative à la question de savoir s'il suivait les traces d'André Agassi qui, d'abord évincé des cent meilleurs mondiaux du tennis, est redevenu en un an le numéro un mondial.
"Chacun doit choisir sa propre voie et s'y tenir. On passe par des hauts et des bas, mais il faut accepter de se faire des bosses pour acquérir de l'expérience", estime-t-il.
Pour Marat Safin, la période de son parcours sportif, que beaucoup qualifient de "sombre", n'est qu'une sorte de répit qui lui "a fait comprendre dans quel régime et à quel rythme il devait jouer".
"On a écrit bien des choses sur moi - que j'avais des problèmes de santé, d'alcool et même de drogue. Bien sûr, ça m'irrite, mais aussi ça m'endurcit. La conclusion est qu'il ne faut jamais faire attention à tout ce délire", dit le tennisman.
À la question de savoir si, pour lui, tennis et dopage étaient compatibles, Marat Safin a dit: "Les joueurs de tennis n'ont pas besoin de se doper. Le dopage n'apporte aucune amélioration, il ne fait que dégrader le jeu".
À son avis, on doit surtout à Anna Kournikova la percée qualitative réalisée ces derniers temps par le tennis féminin russe. "C'est vrai qu'elle n'a remporté aucun tournoi, mais c'est elle qui a donné au tennis féminin un deuxième souffle", a indiqué Marat Safin.
Interrogé sur le rôle de l'argent dans sa vie, le joueur a dit: "Une bonne fortune, ça donne certes la liberté de choix et d'action. Mais, aujourd'hui, l'argent est passé au second plan. Peu m'importe combien j'en ai. D'autant plus qu'un homme n'a pas besoin d'en avoir beaucoup".
