S&P laisse les notes de Gazprom et de Rosneft sous surveillance

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MOSCOU, 2 février - RIA-Novosti. Standard&Poor's a décidé de laisser sous surveillance les notes de crédit à long terme de la compagnie pétrolière publique russe Rosneft, qui en sont au niveau B, sur la liste CreditWatch.

L'agence souligne que ces décisions ont été prises après l'annonce de ce que l'achat de 76,8% des actions de Youganskneftegaz, ex-filiale de Yukos, pour 9,3 milliards de dollars, avait été partiellement financé grâce à un prêt de China National Petroleum Compagny, à hauteur de 6 milliards de dollars, à rembourser par des livraisons de pétrole pendant cinq ou six ans et par des crédits de banques russes.

Le 24 décembre 2004, lorsque Rosneft annonçait l'acquisition de 76,8% des actions de Youganskneftegaz, les notes de la compagnie publique ont été mises sous surveillance sur la liste de CreditWatch.

A cette même époque, les notes de Gazprom (mises sous surveillance sur la liste CreditWatch le 30 novembre 2004, lorsque le groupe faisait savoir son intention de participer aux ventes aux enchères sur Youganskneftegaz) ont été laissées sur la liste de CreditWatch, ce qui reflète les plans du gouvernement d'acquérir le bloc de contrôle des actions de Gazprom en échange de Rosneft.

"Le fait que les notes de Gazprom et de Rosneft restent sur la liste de CreditWatch reflète les craintes de Standard&Poor's au sujet d'une éventuelle augmentation de l'endettement suite à l'achat de Youganskneftegaz (surtout en termes de dette à court terme et de dette garantie) et aussi face aux conditions incertaines des fourniture de brut en vertu d'un contrat avec la compagnie chinoise CNPC", dit Elena Anankina, analyste de crédit de Standard&Poor's, citée par le communiqué de presse.

Standard&Poor's s'inquiète également des revendications considérables du fisc contre Youganskneftegaz et des risques des poursuites lancées par Yukos dans des tribunaux étrangers. Les experts de l'agence soulignent qu'on ignore toujours si ces compagnies bénéficient d'un soutien tant soit peu notable de la part de l'Etat pour compenser les risques financiers accrus.

Standard&Poor's estime que "le niveau de soutien public est dans une grande mesure défini par des motivations et par la politique économique et, de ce fait, ne devrait pas croître suite au récent rehaussement de la cote souveraine de la Russie à "BBB-/Stable/A-3" sur les créances en devises étrangères et à "BBB-/Stable/A-3" sur les créances en monnaie nationale".

"Le maintien des notes sur la liste de CreditWatch reflète également le flou relatif à la date et aux termes de la fusion de Rosneft et de Gazprom", a ajouté Elena Anankina.

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