Les priorités de la coopération économique russo-coréenne

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MOSCOU, 31 janvier - RIA Novosti. La décision d'intensifier la coopération dans le domaine de l'énergie, de créer une infrastructure de transport de produits énergétiques avec utilisation du potentiel de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe devrait permettre d'effectuer une "percée" dans la coopération bilatérale russo-coréenne, a déclaré la directrice du département des relations économiques extérieures du ministère russe du Développement économique et du Commerce, Elena Danilova, qui est intervenue devant la conférence économique russo-coréenne "Le développement économique et social et les relations bilatérales".

Selon ses propos, les priorités dans le secteur énergétique sont la mise en valeur du gisement de gaz Kovytkinskoïé (sud de la Sibérie orientale) et la pose ultérieure d'une conduite pour l'acheminement du gaz jusqu'en Chine et en République de Corée.

De l'avis de la représentante du ministère, le projet essentiel dans le secteur énergétique est la coopération de la Russie et de la Corée dans l'extraction du gaz sur le plateau continental de l'île de Sakhaline.

Pour Elena Danilova la remise en état et la modernisation de la voie ferrée transcoréenne avec raccordement ultérieur sur le Transsibérien constitue un projet prioritaire de la coopération russo-coréenne dans le transport.

La réalisation de ce projet permettrait de mettre en place un couloir de transport entre l'Europe occidentale et l'Asie de l'Est, a dit Elena Danilova en relevant que cette entreprise pourrait être le projet du XXI-e siècle.

L'intervenante a également fait remarquer que depuis quatre ans les échanges entre les deux pays avaient plus que doublé pour atteindre la somme de 5,8 milliards de dollars.

Dans le même temps, elle s'est déclarée préoccupée par le fait que les matières premières constituaient toujours l'essentiel des exportations russes vers la République de Corée.

Il est indispensable d'y accroître la part des articles sophistiqués et des hautes technologies, a dit Elena Danilova.

Pour celle-ci, il faut que la Russie fournisse à la Corée des appareils scientifiques, des articles en titane pour la médecine et l'industrie aérospatiale, des développements ainsi que des technologies d'observation spatiale de la Terre.

Evoquant les investissements réciproques, l'experte russe a relevé que les chefs d'entreprise coréens se montraient "frileux" en matière d'investissements sur le marché russe.

"Il est notoire que la Corée fait d'importants investissements à l'étranger - plus de 50 milliards de dollars. En Russie la Corée du Sud injecte moins de 0,5 pour cent des sommes qu'elle investit hors de ses frontières, a dit la représentante du ministère russe du Développement économique et du Commerce.

De l'avis d'Elena Danilova, il faut chercher à savoir pourquoi les hommes d'affaires coréens se montrent si réticents à opérer en Russie et élaborer un plan d'actions conjointes dans le domaine de la coopération commerciale et économique et d'investissement.

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