Izvestia
Les sociétés d'investissement prédisent une hausse du marché des valeurs russes
D'ici la fin de l'année, les indices du marché russe des valeurs mobilières atteindraient leur cote maximale de 2004, d'après les prévisions des sociétés d'investissement pour l'année en cours, annonce le quotidien "Izvestia".
En janvier, le marché a été calme mais dans les mois qui viennent il promet d'entraîner les intervenants dans la principale intrigue de l'année : l'attribution à la Russie de la note d'investissement de Standard & Poor's.
De l'avis de Iaroslav Lissovolik, analyste d'United Financial Group, tous les paramètres macro-économiques de la Russie répondent aux critères de la note d'investissement et son attribution est déjà très retardée. Elle sera encouragée probablement par la signature entre la Russie et le Club de Paris d'un accord sur le remboursement anticipé de la dette russe, ce qui pourrait se faire au cours du premier trimestre courant.
D'après UFG, cet acte serait suivi d'une hausse graduelle de l'indice du Système commercial russe (RTS) : il pourrait atteindre, vers décembre, la cote de 700 points et même de 780 points, les conditions étant favorables.
Les analystes de la société d'investissement Prospekt prédisent, eux aussi, à la Russie une note plus élevée de S&P. La hausse consécutive aux attentes d'une élévation de la note (qui, dès ce printemps pousserait l'indice RTS au-dessus des 700 points, selon les analyses de la société) serait suivie d'une baisse qui, à son tour, se terminerait par un rétablissement graduel vers la fin de l'année.
De l'avis général des auteurs des prévisions, l'apparition dans l'avenir d'une affaire semblable à celle de Ioukos est fort peu probable. Les auteurs d'un rapport établi à l'intention des investisseurs étrangers par le centre de recherche britannique Daiwa affirment qu'en prenant des décisions d'investir, il ne faut pas attacher beaucoup d'importance aux critiques adressées aux autorités russes à l'intérieur et à l'extérieur.
Valeri Petrov, membre du conseil d'administration de la Guilde des analystes financiers et d'investissements, soutient, lui aussi, que le plafond possible de la hausse de l'indice en 2005 correspondrait aux valeurs maximales atteintes par les indices des marchés des valeurs l'année dernière.
Gazeta
Alexandre Loukachenko, arrivera-t-il à construire une centrale nucléaire ?
Les hauts dirigeants biélorusses ont approuvé un programme de construction d'une centrale nucléaire. Une telle déclaration sensationnelle a été faite par le militant de l'opposition en vue Vladimir Parfenovitch. L'énergie nucléaire entre les mains du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, c'est une Corée du Nord en Europe, avertit-il, cité par le quotidien Gazeta.
Les interventions de M. Loukachenko peuvent être considérées comme des confirmations indirectes de son intention de se procurer une centrale nucléaire. Le 21 janvier, intervenant au cours de la réunion consacrée à la sécurité énergétique du pays, il n'a pas exclu une telle possibilité. Le président a aussi indiqué qu'il avait refusé de signer avec l'AIEA le protocole additionnel au Traité de non-prolifération.
Les scientifiques biélorusses sont persuadés que la construction d'une centrale nucléaire n'a pas d'alternative, du point de vue du développement stratégique du secteur énergétique. Selon les chercheurs, la création d'une telle centrale en Biélorussie pourrait prendre de 5 à 8 ans. Cependant, le pays n'a pas de moyens pour financer la construction de la centrale, dont la puissance serait de 1280 mégawatt et le coût de construction, de 3 milliards de dollars.
D'ailleurs, outre l'édification de sa propre centrale nucléaire, la Biélorussie envisage un projet de construction conjointe avec les Russes d'un réacteur implanté dans des centrales déjà existantes, à Smolensk ou à Koursk, ce qui coûterait beaucoup moins cher.
Or, selon les experts russes, les plans des dirigeants biélorusses n'ont pas de fondement réel. Il est difficile d'examiner même hypothétiquement la possibilité de construire une centrale nucléaire en Biélorussie à l'aide de la Russie, en faisant recours à un crédit interétatique, comme le fait actuellement la Russie en Inde et en Chine.
En théorie, non seulement la Russie, mais aussi la France ou les Etats-Unis pourraient construire un réacteur en Biélorussie. D'autre part, une question politique s'impose : ces pays voudront-ils le faire ? Un expert russe proche de l'Agence fédérale de l'énergie atomique en doute.
En attendant, Vladimir Parfenovitch a commencé la formation du comité d'organisation du Front antinucléaire biélorusse.
Vedomosti
Pourquoi Boris Berezovski veut-il aller en Ukraine?
Comme l'a fait savoir vendredi l'ex-oligarque Boris Berezovski cinq jours après l'investiture de Viktor Iouchtchenko, il a l'intention de déménager de Grande-Bretagne en Ukraine, lit-on dans le quotidien "Vedomosti". Boris Berezovski est recherché par le parquet russe qui lui impute deux délits.
Selon Boris Berezovski, il se rendra à Kiev en février pour "étudier la situation sur place". Quant au moment de son déménagement, il le déterminera après. Il veut déménager "pour être plus près de Moscou". Pour l'instant, Boris Berezovski ne sait pas quel sera le domaine de son activité en Ukraine: la politique russe ou les affaires. Mais une chose est sûre: il n'a pas l'intention de se mêler de la politique ukrainienne.
"Je lui recommanderais de visiter l'Ukraine le plus vite possible", plaisante Youri Charadine, président du Comité de la législation constitutionnelle du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement). "L'Ukraine est membre d'Interpol. Puisqu'il fait l'objet de recherche international, la Russie peut exiger son arrestation et son extradition", a-t-il dit en donnant un conseil à Boris Berezovski: avant de partir, étudier bien les intentions des autorités ukrainiennes à son égard.
Quant à Boris Berezovski, il estime que son arrivée sera "un test pour la nouvelle Ukraine": "Bien sûr, le risque de mon extradition vers la Russie existe. Mais pourquoi dois-je les croire moins que les Britanniques?"
Boris Berezovski n'a pas l'intention de faire de la politique en Ukraine, sont objectif est d'y créer un nouveau terrain pour ses affaires, estime Stanislav Belkovski, président de l'Institut de stratégie nationale. A son avis, il est peu probable que Boris Berezovski puisse s'installer en Ukraine, car le nouveau régime ukrainien "n'a pas besoin de tensions supplémentaires dans les rapports avec le Kremlin". S'il arrive en Ukraine, il ne sera probablement pas arrêté, mais on lui demandera de se conduire le plus calmement, estime l'expert.
Dans les années 1990, Boris Berezovski avait la réputation d'être l'un des influents hommes d'affaires de la Russie qui a participé à la mise en oeuvre de nombreux projets fructueux. En 2001, Boris Berezovski a émigré en Grande-Bretagne. Tous ses nouveaux projets, par exemple, celui de création du parti "Russie libérale" ou celui de proposer Ivan Rybkine à la présidence, ont échoué.
Rousski kourier
Dans vingt ans la Marine de guerre russe pourrait être réduite à une cinquantaine d'unités
Un rassemblement de personnels de commandement de la Marine de guerre russe débute ce lundi à Saint-Pétersbourg. Les commandants des flottes et des flottilles de guerre russes y prennent part. Selon le journal "Rousskii Kourier", les perspectives du développement de la marine de guerre devraient y être examinées.
Depuis plusieurs années les experts navals s'interrogent sur la question de savoir si la Russie conservera son statut de puissance océanique ou si, en raison de la situation économique, elle devra se satisfaire d'une marine littorale. Par exemple, au cours du rassemblement précédent, le commandant en chef de la Marine de guerre russe, Vladimir Kouroedov, avait déclaré que présentement il était préférable de se cantonner dans la zone maritime proche.
Le plan actuel de construction et de développement de la marine lui aussi vise la mise en application de la "politique littorale". Et de nombreuses années s'écouleront avant que de nouveaux bâtiments de guerre entrent en service. Aussi Vladimir Kouroedov estime-t-il que pour la Marine de guerre aujourd'hui il est primordial de maintenir jusqu'à 2015-2020 le nombre actuel de navires de surface.
Est-ce réel? Le commandant en chef adjoint de la marine de guerre, l'amiral Mikhaïl Zakharenko, estime que l'état, les potentialités, la valeur combative de la marine ne correspondent pas aux impératifs et aux missions qui lui ont été assignées. L'état technique des navires et des submersibles s'est considérablement détérioré, le sous-financement interdisant les travaux de réparation a entraîné un vieillissement des navires. Dans une résolution du Comité parlementaire pour la défense il est indiqué que toutes les réserves constituées il y a 15-20 ans seraient entièrement dépensées d'ici 5 à 10 ans.
Maintenant, à raison d'un ou deux lancements par an, dans 25 à 30 ans la Marine de guerre russe ne disposera plus que de 30 à 50 unités. Elle aura donc les plus grandes difficultés à assurer la sécurité nationale dans les océans et même dans les eaux territoriales du pays.
Novye izvestia
Les postiers russes seront armés
Les travailleurs du service fédéral des postes seront investis du droit de porter et de se servire d'une arme. Une ordonnance en la matière a été signée par le premier ministre Mikhaïl Fradkov. Le gouvernement considère que la sécurité de l'argent déboursé au profit des bénéficiaires d'avantages dans le cadre de la loi sur la monétisation (remplacement des avantages en nature par une indemnité en espèces) sera ainsi sûrement assurée, écrit le quotidien "Novyé izvestia".
D'après les statistiques officielles, on compte en Russie plus de 40 000 bureaux de poste. Cela veut dire que, d'après les calculs les plus approximatifs, il est proposé d'armer cent mille facteurs.
L'arme d'ordonnance la plus répandue doit être le pistolet Ij-71, d'après les experts. Par ses caractéristiques techniques, c'est une version du pistolet Makarov. Il a une force de frappe moins importante mais suffisante pour blesser mortellement un homme.
D'ailleurs, c'est le chef de l'entreprise qui décidera du type de l'arme à confier à son personnel. Sa compétence n'est cependant pas spécifiée dans l'ordonnance en la matière.
Il y a lieu de noter qu'en armant les postiers, le gouvernement a indirectement confirmé l'inefficacité des forces de l'ordre, en premier lieu du ministère de l'Intérieur, censés pourtant assurer la sécurité de tous les citoyens du pays, les facteurs y compris.
Un membre du comité de la sécurité de la Douma, Guennadi Goudkov, a qualifié cette ordonnance d'absurde. Il a estimé dans un commentaire que les postiers armés ne manqueront pas d'être attaqués par toute sorte de criminels. D'après les informations à sa disposition, la nouvelle loi aurait pu être adoptée sous la pression du ministère de l'Intérieur. "Il existe un plan secret établi par le vice-ministre de l'Intérieur, Serguéi Chadrine, d'après lequel les personnels de tous les ministères seraient armés de la même façon. Qui plus est, les fonctionnaires devraient être armés par les unités commerciales de l'Intérieur", a annoncé Guennadi Goudkov. Le député estime que le ministère veut ainsi gagner de l'argent et renforcer son influence sur le marché des services de sécurité.
Gazeta
Une nouvelle épidémie dans le domaine russe de l'Internet
Une nouvelle version du virus Bagle qui a fait du bruit l'année dernière, Bagle.ay, se propage dans le domaine russe de la Toile mondiale, prévient le quotidien "Gazeta". Les experts annoncent la première épidémie de l'année.
Le message nocif se propage par courrier dans un fichier joint dont le titre et le corps sont aléatoires, ce qui rend le virus difficilement détectable. Si ce fichier est exécuté, le virus cherche les adresses qui figurent dans le carnet d'adresses et s'envoie automatiquement. Seul les ordinateurs des sociétés antivirus ne reçoivent pas de tels E-mail car le virus négligent leur adresse.
Le programme nocif désactive les antivirus en rendant les ordinateurs vulnérables aux attaques d'autres virus et de hackers.
Bagle s'attrape aussi par les réseaux de partages de fichiers, y compris de fichiers de musique. Il s'incruste dans les catalogues dont le titre comporte une ligne "shar". Un utilisateur peu soupçonneux, peut copier le virus caché dans un fichier dont le nom coïncide avec celui d'une chanson populaire.
D'après Computer Economic, l'année dernière les virus ont causé un préjudice évalué à 18 milliards de dollars. Ce chiffre est considéré comme assez optimiste. Selon une autre source, la société britannique mi2g, les dégâts occasionnés l'année dernière par les divers programmes nocifs se monte à 140 milliards de dollars.
En 2004, le Laboratoire Kaspersky a recensé 46 épidémies importantes, contre 35 en 2003.
Les experts soulignent cependant qu'il n'est pas difficile de se protéger contre le virus : les utilisateurs doivent seulement mettre régulièrement à jour son antivirus.