"Aujourd'hui, il y a trop de secrets", a dit le ministre.
"Les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis sont l'indicateur du marché, a dit Guerman Gref en citant cet exemple à titre de comparaison. Ces choses doivent être plus transparentes". Selon lui, la mise en lumière des réserves nationales sera "l'une des orientations principales".
Alexandre Grigoriev, chef de Rosrezerv, estime que le financement de Rosrezerv est insuffisant. "Nous avons besoin de fonds budgétaires plus importants pour que les réserves nationales soient conformes à la situation actuelle où le calme fait défaut", a-t-il dit.
Le budget affecte tous les ans quelques centaines de millions de dollars pour compléter les réserves nationales, a déclaré aux journalistes Guerman Gref.
Le ministère du Développement économique et Rosrezerv mettent au point les mécanismes d'utilisation des réserves nationales de façon à réglementer les prix sur le marché, a-t-il ajouté.
Cela concerne en premier lieu les produits alimentaires, avant tout les céréales, ainsi que les produits pétroliers et ceux de la métallurgie, a-t-il fait remarquer.
Le ministre a mis l'accent sur les dimensions des réserves de céréales qui se trouvent à Rosrezerv. Selon lui, elles dépassent de plusieurs fois les interventions céréalières de l'année dernière.
"Il faut employer ce mécanisme pour réglementer le marché", a souligné le ministre.
Cependant, Guerman Gref "ne juge pas nécessaire de créer la réserve stratégique de pétrole".
La création de celle-ci peut être justifiée dans les pays importateurs de pétrole. Quant à la Russie, elle exporte plus de pétrole qu'elle n'en consomme elle-même, a rappelé Guerman Gref.
"Notre réserve de pétrole est bien stocké se trouvant dans le sous-sol", a dit le ministre.