Les cours du pétrole ne devraient pas diminuer beaucoup en 2005

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MOSCOU, 21 janvier - RIA Novosti. Un expert de la société d'investissement Financial Bridge, Igor Vassiliev, rappelle que les cours actuels élevés du pétrole sont consécutifs en premier lieu à la situation instable au Proche-Orient, principal producteur mondial de brut, et à la demande de cet hydrocarbure par la Chine et l'Inde, deux pays en développement rapide.

A son avis, une baisse des cours pourrait être occasionnée par un ralentissement du rythme de croissance économique de la Chine, deuxième consommatrice de pétrole après les Etats-Unis, et par la stabilisation de la situation politique au Proche-Orient, ainsi que par la suppression des primes militaires.

"Il n'y aura pas de chute brutale parce que si les cours mondiaux descendaient au-dessous de 35 dollars le baril, les pays du cartel mondial réduiraient leurs quotas de production. Partant de cette hypothèse nous estimons que le prix moyen d'urals sera d'environ 33 dollars le baril en 2005", estime Igor Vassiliev.

Un expert de la société d'investissement Prospekt, Dmitri Manguilev, a fait remarquer que l'année dernière le pétrole avait affiché une dynamique ascendante en augmentant de plus de 30% par rapport au début de l'année.

"Ayant atteint son pic en octobre, le brent marquait une hausse de 70% par rapport au début de l'année. Le sursaut constaté sur le marché des hydrocarbures l'année dernière était moins lié à des conditions économiques qu'à des jeux spéculatifs sur le marché des contrats à terme et la baisse des prix de la fin de l'année témoigne que les spéculateurs ont cessé de jouer à la hausse", affirme l'expert.

A son avis, en 2005 les cours du pétrole seront principalement influencés par les variations des cours monétaires, les facteurs saisonniers et le rapport entre la demande et la production de matière première.

"A notre avis, après le départ d'une partie considérable des intervenants aux tendances spéculatives du marché, le pétrole retrouvera sa dynamique conforme à celle du dollar, comme cela a été le cas jusqu'ici. C'est-à-dire que le prix du brut, converti en euros, ne changera pratiquement pas, affichant quelques fluctuations saisonnières et reflétant sa dépendance envers les événements à court terme", estime Dmitri Manguilev.

Le pétrole bénéficiera du soutien des facteurs qui sont déjà devenus traditionnels : la demande grandissante de brut sur les marchés en développement, en premier lieu ceux de la Chine, de l'Inde et d'autres pays d'Asie-Pacifique, affirme l'expert.

"D'autre part, les cotes pétrolières seront appuyées par les pays de l'OPEP qui projettent de réduire les quotas de production en les ramenant de 33 millions à 27 millions de barils par jour dès février prochain", souligne Dmitri Manguilev.

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