Guerman Gref: une croissance économique supérieure à 7% est possible, mais après 2010

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MOSCOU, 20 janvier - RIA Novosti. Le ministre russe du développement économique et du commerce, Guerman Gref, estime qu'une croissance économique supérieure à 7% est possible, mais après 2010.

Les secteurs traditionnels comme l'énergie et l'agroalimentaire accusent une croissance de 5 à 6% par an, a-t-il déclaré lors d'une réunion jeudi du Conseil pour la compétitivité et l'entreprenariat auprès du cabinet.

La croissance est supérieure à 7% dans les secteurs comme l'industrie alimentaire, la chimie, les télécommunications et les technologies de pointe, mais ces secteurs ne représentent pas plus d'un tiers de l'économie russe, a indiqué le ministre.

"Tant que ce deuxième groupe n'est pas dominant, la croissance économique annuelle ne dépassera pas les 7%. Mais cela est tout à fait possible après 2010", a-t-il dit.

Pour accélérer la croissance, il faut des stratégies à long terme qui prévoient des mesures fiscales et douanières pour réglementer certains domaines du secteur privé, des investissements en capital fixe et dans la recherche, une politique de développement régionale, la promotion de l'agriculture, de la pêche, de la flotte marchande et d'autres secteurs.

Selon Guerman Gref, le programme à moyen terme privilégie un scénario innovateur que l'on pourrait diviser en trois secteurs.

Primo, le développement des secteurs traditionnels (pétrole, gaz, transports, agroalimentaire) assurera 1,1 à 1,3 points de pourcentage du PIB par an.

Secundo, le secteur d'innovation (promotion des innovations, des télécommunications, de l'aéronautique, etc.) augmentera le PIB de 0,8 points de pourcentage par an.

Tertio, selon Guerman Gref, il faudra promouvoir le capital humain ; pour cela il est nécessaire de développer le marché du logement, de l'enseignement et de la santé.

Cela étant, a souligné le ministre, ces stratégies de développement ne signifient pas une extension des secteurs autres que ceux du marché et une intervention plus prononcée de l'État.

Pour sa part, le premier ministre Mikhaïl Fradkov a déclaré qu'il n'y aurait pas de retour à une politique économique orchestrée par l'État.

"Certains ont la fausse impression qu'on retourne à l'ancienne version d'une politique néo-étatiste. Il n'en sera plus", a-t-il assuré.

"Notre objectif est d'accélérer le développement des instruments de marché qui nécessite une mise au point substantielle, voire la création de nouveaux instruments. Cela concerne les marchés financiers et les banques", a souligné le chef du cabinet.

Il a invité les entrepreneurs "à se retrouver dans le programme de développement national à moyen terme et à en partager la responsabilité avec l'État".

"Nous sommes prêts à un partenariat honnête, mais notre dialogue doit être concret. Le programme à moyen terme est une tentative de consolider la nation", a encore souligné le premier ministre russe.

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