"Nous avons la possibilité de ne pas sortir du cadre de cette limite, et nous n'avons pas l'intention de revoir ces paramètres", a dit le ministre lors d'un point de presse tenu à la Maison de gouvernement.
Guerman Gref a confirmé que l'inflation a constitué 11,7% à la fin de 2004. "Ce chiffre a déjà été publié par le Comité des statistiques", a ajouté le ministre.
Le ministre a qualifié de "manipulateurs d'opinion" les auteurs des allégations parues dans les médias, selon lesquelles le niveau de l'inflation aurait sensiblement dépassé, pour l'année passée, le niveau de 13-14%.
Guerman Gref a reconnu que les méthodes d'évaluation de la hausse des prix à la consommation peuvent présenter certaines imperfections. Mais ceci peut jouer "aussi bien à la hausse qu'à la baisse", et de tels défauts sont plus susceptibles de majorer le chiffre de l'inflation que de le minorer.
"Je suis enclin à accorder du crédit à ces chiffres et je ne pense pas que l'indice des prix à la consommation soit supérieur à 11,7%", a dit le chef du MERT.
Dans le même temps, il a reconnu la hausse accélérée des prix à la production qui a constitué 20% en 2004.
"Ceci doit nous inciter à introduire un mécanisme de contrôle antimonopole, a noté le ministre. - C'est la question numéro un de l'ordre du jour".
Quant à l'année qui vient de débuter, l'inflation ayant été de 1,9% au cours des 17 premiers jours.
"C'est un indice élevé, supérieur à celui de janvier 2004", a précisé le ministre.
A cet égard, le premier ministre Mikhail Fradkov a donné instruction au Service fédéral des tarifs de procéder au monitoring des prix des tarifs régulés dans les régions.