Selon Viktor Khristenko, ministre de l'Industrie et de l'Energie, après la vente par "Silovye machiny" de leur actif militaire principal, l'usine de turbines de Kalouga, le problème semblait être réglé. Cependant, en l'examinant de plus près, il s'est avéré que les capacités de production du matériel militaire étaient présentes, d'une manière ou d'une autre, sur toutes les surfaces de "Silovye machiny" et leur séparation de la compagnie était impossible.
Viktor Khristenko a ajouté que, si cet actif est vendu au consortium "Siemens", celui-ci devra respecter les restrictions qui peuvent ne pas satisfaire le consortium allemand.
Le Service fédéral antimonopole confirme que l'approbation de la transaction avec "Siemens" est en question. "Que faire de la production militaire? Comment respecter le régime du secret d'Etat? demande un des dirigeants du Service. Certes, les citoyens étrangers ne pourront pas assumer sa direction". Le gouvernement recherche une solution à ce problème et se demande s'il est possible, en général, d'autoriser la vente de ces actifs aux Allemands.
"Interros" et "Siemens" se sont mis d'accord sur la vente de 71 % des actions de "Silovye machiny" en juillet 2004. En ce moment-là, une filiale de "Siemens" a déposé au Service fédéral antimonopole la demande d'acquisition d'un paquet d'actions de "Silovye machiny" qui est toujours à l'étude.
Comme on l'a appris en novembre, si le Service fédéral antimonopole décline la demande de "Siemens", le paquet d'actions pourra être acquis par la compagnie russe "Bazovy élément". Dans ce cas, il ne faudra pas mettre les actifs militaires de "Silovye machiny" au régime secret, comme dans le cas de conclusion de la transaction avec une compagnie étrangère.