La Russie propose une rencontre sur la construction d'un oléoduc entre Bourgas et Alexandroupolis

S'abonner
ATHENES, 12 janvier - RIA Novosti. La Russie a proposé de tenir à Moscou une rencontre tripartite russo-bulgaro-grecque consacrée au problème de la construction d'un oléoduc entre Bourgas et Alexandroupolis, selon une source proche des négociations.

"Le ministre russe de l'Industrie et de l'Energie, Viktor Khristenko, a adressé au vice-ministre grec du Développement, Georges Salagoudis, une lettre dans laquelle il lui proposait de tenir une rencontre dans la seconde moitié du mois courant", a expliqué l'interlocuteur de RIA Novosti.

Un mémorandum sur la construction d'un tel ouvrage pourrait être signé tout prochainement. Le texte du document a été parafé au cours d'une rencontre d'experts des trois pays à Athènes en novembre dernier.

Le vice-ministre grec du Développement a déclaré aux journalistes en poste à Athènes qu'il avait accepté la proposition russe et qu'il attendait que la partie bulgare en fasse autant.

"Nous allons examiner différents aspects concrets de la construction d'un oléoduc et fixer la date de la signature du mémorandum", a déclaré Georges Salagoudis.

Il a critiqué le projet de remplacement consistant à construire une canalisation de 900 km entre Bourgas et Vloré, passant par la Bulgarie, la Macédoine et l'Albanie.

"Ce projet est trop cher et sa réalisation demande beaucoup de temps. D'autre part, il ne pourra pas transporter du pétrole de la mer Noire parce que la Russie n'y participe pas", a-t-il expliqué.

D'après le projet Bourgas-Alexandroupolis, le pétrole de Russie et des pays de la mer Caspienne serait acheminé de Novorossiisk au port bulgare de Bourgas puis, par la nouvelle canalisation, à la ville grecque d'Alexandroupolis et ensuite à différents pays d'Europe de l'Ouest. Ce projet remplace le transport de brut par les détroits de la mer Noire où le trafic est déjà surintense.

La canalisation Bourgas-Alexandroupolis sera de 1000 mm de diamètre et de 300 km de long. Elle nécessitera deux ou trois stations de pompage seulement. Son débit est envisagé au niveau de 15 millions de tonnes par an à la première étape, de 24 millions de tonnes à la deuxième étape et pourrait être par la suite porté à 35 millions de tonnes. Le coût du projet est estimé à 700 millions de dollars au maximum.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала