Anatoli Tchoubaïs s'apprête à débattre avec les responsables du ministère tadjik de l'Energie des problèmes relatifs à la poursuite de la construction de la centrale hydraulique de Sangtouda.
La Russie projette d'investir dans ce chantier 250 millions de dollars dont 50 millions de dette du Tadjikistan envers la Russie. Le coût total du projet est estimé à 520 millions de dollars.
La centrale de Sangtouda a été mise en chantier en 1989, à 200 km au sud de Douchanbé, capitale du Tadjikistan. Les travaux ont cependant été arrêtés à la suite de l'éclatement de l'Union Soviétique et de la guerre civile au Tadjikistan.
La centrale aura un barrage de 75 mètres de haut et sera équipée de quatre turbines d'une puissance totale de 670 MW. Elle permettra au Tadjikistan de s'approvisionner en électricité et d'en exporter, notamment vers l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran. Le Tadjikistan en consommera 50%, les pays de la CEI 25% et le reste de la production sera exporté vers d'autres pays.