"On a plus d'une fois signalé que l'exploitation des richesses du sous-sol rapportait beaucoup au budget fédéral et qu'il fallait, par conséquent, compenser les gisements épuisés pour ne pas y avoir de problèmes à l'avenir", a indiqué le ministre.
Cela dit, Youri Troutnev a fait savoir que le ministère qu'il dirigeait avait préparé tout un programme de développement du secteur des matières premières du pays, en calculant la balance pour toutes les matières et envisageant même deux scénarios (du développement du secteur).
De nos jours, la Russie dépense huit fois moins d'argent provenant de l'exploitation du sous-sol pour compenser les gisements épuisés que les autres pays du monde ne le font.
Youri Troutnev a informé le chef de l'Etat de l'un de ces scénarios préparés, et plus précisément du scénario inertiel, établi notamment à partir des possibilités effectives du budget actuel.
"Nous estimons, somme toute, possible de maintenir les réserves au niveau de 2005, mais nous ne pourrons pas alors étudier le plateau continental ni élever le degré d'intensité des réserves, en les rendant notamment plus économiquement rentables. Nous ne saurons pas alors, non plus, diminuer les risques courus par les investisseurs lors de l'ultérieure mise en valeur de gros gisements", a tenu à expliquer le ministre des Ressources naturelles.
Et d'ajouter que le document en question suggère une certaine augmentation des crédits débloqués par l'Etat au maintien et à la compensation du secteur des matières premières du pays.
Selon Youri Troutnev, à présent, la Russie dépense trop peu de fonds à ces fins, et plus précisément 11 millions de roubles seulement (un dollar US s'échange aujourd'hui contre 28,76 roubles), par rapport aux revenus que l'exploitation du sous-sol rapporte - 350 milliards de roubles par an et ce, rien que grâce à l'impôt sur l'extraction des minéraux utiles.
"Nous proposons de doubler les dépenses de l'Etat dans ce secteur dès 2005", a déclaré le ministre.
A son avis, ces dépenses sont tout à fait à la mesure du budget fédéral encore qu'elles garantissent qu'il n'y aura pas de diminution des recettes budgétaires provenants du secteur des matières premières.