Les pays de l'Union européenne ont adopté pour les grandes et moyennes entreprises un système de normes d'émissions de gaz de serre dans l'atmosphère et de sanctions appliquées en cas de violation de ces normes. La Russie n'est cependant pas encore prête à imposer actuellement ce système à ses milieux d'affaires, a affirmé Vsevolod Gavrilov.
C'est pourquoi l'objectif immédiat de toutes les structures concernées par l'application du protocole de Kyoto doit consister à élaborer un mécanisme russe de réglementation du processus de répartition des quotas, a-t-il fait remarquer.
En même temps, la Russie doit, conformément au protocole de Kyoto, élaborer un système d'évaluation des émissions de gaz de serre dans l'atmosphère et dresser un registre des entreprises-sources d'émission de ces gaz, a-t-il ajouté.
"C'est un travail sérieux et il doit être bien fait, faute de quoi nous n'aurons tout simplement pas les avantages que nous procure le protocole de Kyoto et n'aurons pas d'accès aux mécanismes souples du commerce des quotas, a souligné Vsevolod Gavrilov.
Il a émis l'idée que pour rendre le mécanisme de répartition des quotas au maximum transparent, les enchères pourraient être organisées sur Internet en régime on-line.
"Pour que tout le monde puisse voir qui a fait une demande, ce qu'il demande et qui est l'acquéreur", a dit le représentant du ministère russe.
De l'avis du président de l'Union des industriels et des chefs d'entreprises de Russie, Arkadi Volski, la ratification du protocole de Kyoto rendra plus attrayants les projets d'amélioration de l'efficacité de l'industrie de l'énergie en Russie.
"La rentabilité de ces projets est plus élevée en Russie qu'en Occident du point de vue du capital occidental. La diminution des émissions de gaz de serre qui sont un effet secondaire inévitable de tels projets les rend encore plus attrayants ", a-t-il dit.
D'après les calculs des experts, la norme intérieure de bénéfice des projets efficaces du point de vue de la consommation de l'énergie dépasse 25% et même, dans certains cas, est proche de 50%, compte tenu de la tendance à la diminution des subsides et à la hausse des tarifs, a fait observer Arkadi Volski.
La veille, le Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, a approuvé la ratification du protocole de Kyoto.