C'est ce qu'a déclaré mercredi dans une interview à l'agence RIA-Novosti le directeur du département des négociations commerciales du ministère, Maxime Medvedkov.
Il a constaté que le processus des pourparlers sur l'adhésion de la Russie à l'OMC entrait dans sa phase finale.
Selon lui, la délégation du ministère s'est rendu en Thaïlande, en Australie, en Malaisie, en Indonésie et part jeudi à Singapour.
"Il s'agit du premier voyage aussi important à travers les pays d'Asie du sud-est et l'Australie, au cours duquel nous cherchions à achever, avant le prochain sommet de l'APCE en novembre, les négociations sur l'adhésion de la Russie à l'OMC avec les pays avec lesquels nous avions encore des problèmes et faire ainsi une contribution à la libéralisation du commerce dans le cadre de toute la région Asie-Pacifique", a relevé le responsable.
La question de l'adhésion à la plus grande organisation commerciale internationale revêt une grande importance pour la Russie. "Chaque mois de retard nous coûte de grandes sommes", souligne Maxime Medvedkov.
Ceci est dû en premier lieu au fait que le développement économique de la Russie dépend actuellement pour beaucoup du commerce extérieur, mais le pays est incapable de changer les règles du jeu, explique le responsable.
Selon lui, seules les pertes directes des entreprises russes constituent de 2 à 3 milliards de dollars par an, sans parler des problèmes de l'emploi suite aux taxes discriminatoires qu'on ne sait où contester.
Le directeur du département des négociations commerciales n'est pas d'accord avec l'opinion selon laquelle l'adhésion de la Russie à l'OMC aura desconséquences négatives pour l'économie russe.
Selon lui, les études effectuées par le ministère et par des organisations indépendantes n'ont dépisté aucune région et aucun secteur qui puisse subir un impact négatif même dans le pire des cas.
Au cours du voyage, des pourparlers d'envergure ont eu lieu pour la première fois avec l'Australie, qui occupe une position particulièrement dure quant au commerce des produits agricoles. Selon Maxime Medvedkov, Moscou a avancé plusieurs propositions susceptibles de faire bouger les négociations en la matière, qui n'ont pas fait de progrès depuis de longues années.
D'après le responsable, les négociations avec la Thaïlande touchent à leur fin, il ne reste qu'à résoudre deux ou trois questions, notamment celle qui concerne les importations de volaille.
Un document pertinent pourrait être déjà signé pendant la tenue du sommet de l'APCE, à condition que les partenaires thaïlandais prennent en compte les réalités des relations commerciales et économiques et fassent preuve de volonté politique, a ajouté Maxime Medvedkov.
Un accord analogue pourrait être conclu les mêmes jours avec l'Indonésie, les divergences entre les deux pays étant insignifiantes et les propositions avancées par la partie russe créant une bonne base pour un compromis, estime-t-il. En témoigne également, selon lui, la déclaration faite par le nouveau président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, qui a déclaré son intention de développer activement les relations avec Moscou.
Par ailleurs, des problèmes imprévus ont surgi au cours du voyage de la délégation russe à travers les pays d'Asie du sud-est et l'Australie.
"Nous avons été très surpris lorsqu'un de nos partenaires a subitement avancé des exigences rejetant de facto le processus des négociations à cinq ans en arrière", a dit Maxime Medvedkov sans cependant préciser le pays.