Le président russe soutient l'idée d'accorder des facilités fiscales aux secteurs hautement technologiques

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MOSCOU, 26 octobre - RIA Novosti. Le président russe Vladimir Poutine a appuyé l'idée des chercheurs d'accorder des facilités fiscales aux secteurs hautement technologiques.

"Je crois aussi que les facteurs fiscaux ne sont pas utilisés efficacement pour soutenir la recherche", a déclaré M.Poutine au cours d'une réunion du Conseil pour la science, les technologies et l'éducation auprès du président.

"Le gouvernement entreprend des tentatives en ce sens, cette année et l'an prochain, nous envisageons de changer la répartition des impôts entre les secteurs de matières premières et de transformation", a-t-il annoncé avant de souligner qu'il s'agissait du premier pas.

"Toutes les mesures doivent être très prudentes et réfléchies. Avancer d'un millimètre dans une mauvaise direction serait préjudiciable pour l'ensemble de l'économie".

M.Poutine a demandé aux chercheurs de faire des propositions concrètes.

Le directeur de l'Institut central d'économie et de mathématiques Valéri Makarov a soulevé la question des facilités fiscales.

"Nous sommes en retard par rapport aux autres pays dans l'utilisation du système fiscal en tant que facteur encourageant le développement de la recherche. Beaucoup de scientifiques souhaitent que le fisc joue ce rôle, surtout dans le secteur hautement technologique", a indiqué M.Makarov.

"Nous avons déjà étudié la question, il faut prendre une décision. Certaines facilités fiscales accordées au secteur des hautes technologies permettraient d'augmenter l'efficacité de l'économie".

"En cinq ans - de 1999 à 2004 - le financement de la recherche a presque quadruplé pour atteindre 46,2 milliards de roubles (quelque 1,5 milliard de dollars) à la fin de 2004.

"Il y a des progrès évidents. On ne peut pas dire que les fonds débloqués pour la recherche sont insignifiants. On peut dire que la somme est insuffisante, mais elle permet d'accomplir plusieurs tâches prioritaires qui importent pour l'État", a indiqué le chef de l'État.

"Malgré le grand potentiel scientifique et la poursuite des recherches, les produits d'innovation ne représentent que 6% de nos exportations et les résultats des activités scientifiques sont peu demandés sur le marché national".

Le ministre russe de l'Éducation et de la science Andreï Foursenko a également noté l'accroissement des dépenses budgétaires pour la recherche. En 2005, ce secteur se verra octroyer 56 milliards de roubles et en 2006, plus de 70 milliards de roubles.

"Nous ne devons pas nous attendre à ce que ce financement ait un effet immédiat", a déclaré M.Foursenko dans une interview à RIA Novosti. Il a appelé à élaborer d'autres critères d'évaluation du développement de la science, notamment le prestige des centres de recherche auprès les spécialistes étrangers, le taux de citation des chercheurs russes, etc.

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