Le montant des investissements en portefeuille est d'un ordre de grandeur supérieur. "La Grande-Bretagne vient en quatrième position pour les investissements accumulés dans l'économie russe", a-t-il affirmé.
La majeure partie de ses fonds est placée dans des projets en cours de réalisation dans l'île de Sakhaline. Notamment dans la construction de la plus grande usine de liquéfaction de gaz naturel du monde qui exportera sa production vers des pays d'Asie et les Etats-Unis. "Nous espérons que Shell investira jusqu'à dix milliards de dollars dans la deuxième tranche du projet de Sakhaline", a dit le représentant de l'Union des industriels russes.
Gazprom poursuit les négociations sur la construction d'un gazoduc nord-européen qui transporterait du gaz de Yamal et de Mourmansk vers l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Les sociétés britanniques Shell et PB se proposent de rejoindre le consortium qui se chargera de la construction de cette canalisation, a indiqué Igor Jurgens.
Les milieux d'affaires russes portent leur intérêt non seulement aux projets énergétiques, mais également aux nouvelles technologies, a-t-il poursuivi. Ainsi, des contacts ont été établis au cours de cette réunion pour réaliser des projets dans le domaine de la pharmaceutique et des technologies de l'information, a-t-il précisé.
Le président de la Confédération de l'industrie britannique, John Sunderland, a souligné pour sa part, au terme de la réunion, que les milieux d'affaires britanniques portent un jugement très positif sur les conditions d'investissement en Russie qui est un territoire économique immense.
"Au fur et à mesure que les réformes avancent, les droits des propriétaires étant bien protégés, le climat en Russie sera perçu comme encore plus propice à l'investissement. Notre avis est prudemment optimiste", a dit John Sunderland.