"La Russie ne perdra pas, mais plutôt gagnera à la ratification du protocole de Kyoto, a-t-il déclaré lundi à la réunion du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), à l'issue de laquelle le Comité a recommandé à la chambre haute du parlement de ratifier le protocole.
"En ratifiant le protocole, la Russie reçoit la possibilité d'influer sur les pourparlers internationaux sur le protocole, de faire des propositions et de bénéficier des investissements et de nouvelles technologies", a-t-il dit.
D'après les données d'Alexandre Bedritski, la Russie a reçu plus de 40 propositions des pays signataires du protocole de Kyoto sur la réduction du taux de consommation d'énergie et des rejets. La somme totale des investissements dans les projets réalisés dans le logement, le secteur énergétique et l'industrie forestière est d'environ 2,5 milliards de dollars, a-t-il dit.
Le taux de consommation de carbone dans le PIB de la Russie s'est réduit ces dernières années d'environ 4,3 % par an, a également fait remarquer le directeur du Rosguidromet. Alors que la production a progressé de 7 %, la consommation d'énergie ne s'est accrue que de 1 %.
La ratification du protocole impliquera l'élaboration en Russie du système de contrôle et de recensement des rejets par l'Etat, ainsi que l'élaboration des programmes de réduction des rejets dans l'atmosphère, a fait savoir le directeur du Rosguidromet.
Selon Mikhail Marguelov, président du Comité des affaires internationales, il est nécessaire de mettre au point un mécanisme de contrôle par le Conseil de la Fédération des procédures de vente des quotas de rejets de gaz.
"Il s'agit de l'espace aérien au-dessus de nos régions et de sa pollution", a expliqué MikhailMarguelov.
Le Conseil de la Fédération examinera 27 octobre le projet de loi "De la ratification du protocole de Kyoto pour la Convention cadre de l'ONU sur le changement du climat".