Cela dit, il a signalé qu'il serait parfaitement inadmissible de vendre massivement le quota russe obtenu en contrepartie des rejets réduits dans l'atmosphère des gaz à effet de serre ou de distribuer sans contrôle ledit quota pour le répartir par la suite. Par contre, Alexandre Bedritski a même proposé de le garder à titre de réserve stratégique en prévision de la future croissance économique dans le pays.
Et d'ajouter que, pour le moment, nul ne peut prévoir au juste le volume des rejets effectifs en Russie dans la période entre 2008 et 2012. Aussi, est-il tout à fait inutile de parler à présent du commerce de quotas. Somme toute, le quota russe, c'est la différence positive entre les rejets du pays en 1990 et le total de ses rejets effectif dans ladite période, a précisé le chef de Rosguidromet.
"La plupart des prévisions montrent qu'une telle différence des rejets aura bien lieu. Quoi qu'il en soit, il convient incontestablement de garder ledit quota à titre de réserve stratégique en prévision de la future croissance économique au lieu de le vendre", a insisté Alexandre Bedritski.
Dans le même temps, a-t-il signalé, une sorte d'encouragement économique pourrait se faire par le commerce d'unités de la réduction des rejets qui seraient obtenues à l'issue de la mise en oeuvre des projets de diminution des rejets à l'intérieur même du pays.
"Toujours est-il que les avantages financiers y représentent certes un intérêt tout à fait secondaire par rapport à la vocation essentielle du Protocole de Kyoto en tant que document écologique international", a dit le chef de Rosguidromet.
Selon ce dernier, des dépenses budgétaires supplémentaires n'y seraient certes pas à éviter pour pouvoir notamment mettre en place des systèmes de monitorage des rejets et de l'absorption des gaz à effet de serre, ainsi que pour dresser le registre pour enregistrer le déplacement des unités des rejets.
Les dépenses à tout cela sont évaluées, d'après Alexandre Bedritski, à 60 millions de roubles (environ 2 millions de dollars) pour créer le système indispensable à la mise en accomplissement des engagements dans le cadre du Protocole de Kyoto et à 20 millions de roubles par an pour entretenir ledit système par la suite. Les cotisations de la Fédération de Russie au budget du Protocole de Kyoto sont évaluées à 150 000 dollars.