"Oui, le pétrole ira en Chine par chemin de fer", a-t-il affirmé, en alléguant les propos du ministre du Développement économique et du Commerce, Guernam Gref, qui avait dit que les livraisons de brut à la Chine par rail seraient portées à 30 millions de tonnes par an.
Guennadi Fadeïev a informé que RJD avait présenté un document ad hoc au ministère du Développement économique et du Commerce.
Le plan de financement rattaché à ce document prévoit, à ses dires, un tarif ferroviaire qui rendrait ces livraisons plus compétitives par rapport aux transports par canalisation.
"Nous abaisserons le tarif à condition que les volumes des livraisons augmentent", a dit le président de RDJ qui a ajouté que les chemins de fer feraient concurrence au transport par canalisation.
Guennadi Fadeïev a estimé qu'il serait absurde d'investir 12 milliards de dollars dans la construction d'un oléoduc si le constructeur ne peut pas rentrer dans ses frais avant huit à dix ans. A son avis, il est nécessaire d'engager les "potentialités ferroviaires disponibles", dont le BAM (voie ferrée Baïkal-Amour).
"L'effet social et économique pour l'Etat sera difficile à surestimer", a souligné le président de RJD qui a exprimé l'espoir que le ministère du Développement économique et du Commerce "soumettra le document au plus haut niveau".