"A l'heure actuelle la Russie a besoin de se concentrer sur le démarrage des premier et deuxième blocs de la centrale de Tianwan. Leur fonctionnement efficace et sûr doit démontrer les avantages et la compétitivité de nos technologies", a-t-il dit.
Le premier bloc de la centrale de Tianwan peut être mis en route dans deux mois. "Nos experts constatent un très haut degré de préparation du site", a dit Andréi Malychev.
Aux termes du contrat de construction de la centrale de Tianwan, conclu en 1997, la Russie construit deux blocs d'une puissance totale de 2 000 MW. A l'heure actuelle c'est le plus important des ouvrages figurant sur le plan de coopération économique entre la Russie et la Chine. La centrale de Tianwan comportera quatre blocs.
La Chine doit lancer prochainement un appel d'offres pour la construction de deux autres blocs nucléaires. La Russie étudie le cahier des charges et décidera fin octobre de sa participation. Les atomistes russes sont sûrs de leur forces, a dit le chef du Service fédéral de la surveillance nucléaire.
"La Russie a toujours travaillé dans le contexte d'une concurrence très serrée et a réalisé avec succès nombre de projets", a souligné Andréi Malychev. Les technologies russes de construction de centrales nucléaires sont les plus sûres, a-t-il ajouté.
"Nous sommes en train de construire à la fois deux blocs en Inde, un en Iran, deux en Chine et quatre en Russie. Les sociétés françaises et américaines ne peuvent pas se vanter d'un tel cahier de commandes", a-t-il poursuivi.
La coopération avec la Chine dans le domaine du nucléaire civil ne se limite pas à la construction d'une centrale électrique. Les spécialistes russes ont construit à Lanzhou une usine d'enrichissement d'uranium dont les trois tranches ont été mises en service avant les délais contractuels.
"Ce n'est pas avec tous les pays que la Russie entretient une coopération aussi ample que celle avec la Chine dans le domaine de l'énergie nucléaire", a souligné Andréi Malychev.