La possibilité de ces restrictions, a-t-elle rappelé, est prévue par la loi sur la réglementation monétaire et le contrôle monétaire, qui est entrée en vigueur le 18 juin dernier.
"Ces restrictions prévoyaient entre autres la possibilité de charges pour certaines opérations d'exportation, le recours à des mécanismes tels que la réservation, ce qui, cela va de soi, enchérirait les exportations", a indiqué la source.
"La possibilité de ces restrictions est liée par la loi à la menace de réduction brusque des réserves de change, à la menace de variations du cours de la monnaie nationale de la Fédération et à la menace à la stabilité de la balance des paiements du pays", a rappelé la source.
Selon elle, "conjointement avec d'autres ministères, le ministère des Finances a conclu, après avoir analysé la situation économique dans le pays, que rien ne justifie aujourd'hui l'introduction de restrictions sur les opérations de mouvement de capitaux liées aux exportations".
Le ministère des Finances a présenté au gouvernement, a-t-elle poursuivi, les proposions appropriées et celles-ci ont été soutenues. Cela veut dire qu'aucune restriction ne sera introduite prochainement.
"Cette mesure gouvernementale doit être vue du point de vue de la réalisation de la loi libérale sur la réglementation monétaire", a-t-elle ajouté.
Le gouvernement a ainsi manifesté, a indiqué la source, qu'il applique les principes dont fait état cette loi, notamment celui de l'exclusion de l'ingérence de l'Etat dans les opérations monétaires.
Mais la source n'a pas écarté l'hypothèse que le gouvernement puisse décréter des restrictions "si des risques et des menaces liés aux trois facteurs énumérés surgissent".
Le monitoring de ces facteurs est permanent et "le gouvernement y réagira en fonction des évolutions", a-t-elle encore ajouté.