"A mon avis, les prix du pétrole pourraient connaître une hausse avant la fin de l'année et atteindre la barre des 60 dollars le baril", pense Evguéni Sotskov, expert de la compagnie d'investissements Metropol.
Selon le spécialiste, la raison principale du maintien des prix élevés du pétrole "réside dans le fait que les marchés ont concentré leur attention sur la baisse du niveau des réserves stratégiques des Etats-Unis".
"Je pense que dans les prochains mois, les prix du pétrole vont augmenter pour ensuite baisser", estime Sotskov.
Le directeur du service analytique de la compagnie d'investissements BrokerKreditServis, Maxime Chéine, estime que "tant que la demande dépassera l'offre, les prix du pétrole demeureront à un niveau supérieur aux niveaux historiques, que ce soit en 2004 ou en 2005".
"Les différents problèmes relatifs aux fournitures en provenance du golfe du Mexique, les craintes concernant la stabilité des livraisons - tout ceci peut entraîner des envolées des prix du pétrole", note Chéine.
Selon l'expert, le niveau des prix du pétrole dépendra en grande partie de trois acteurs du marché mondial - la Russie, le Proche-Orient et la Nigeria.
"Si une nouvelle négative émane de l'un ou l'autre de ces acteurs, les prix du pétrole pourront atteindre la barre des 60 dollars le baril. Mais si la situation est stable, on peut s'attendre à ce que les prix descendent jusqu'à 40 dollars le baril", juge Chéine.
"Je pense que les prix du pétrole se maintiendront à des niveaux assez élevés - soit plus de 45 dollars le baril sur le NYMEX", note l'expert de la compagnie d'investissements Région, Konstantin Gouliaiev.
Selon le spécialiste, il ne faut pas s'attendre pour la fin de l'année à une forte correction à la baisse des prix du pétrole". Dans le même temps, note Gouliaiev, il est difficile d'affirmer que les prix du pétrole vont battre des records historiques aux prochaines sessions.