"Au début du 21e siècle, la Russie subit la dépopulation stable. Depuis 1992, la diminution de la population est enregistrée dans la Fédération de Russie. Pendant cette période, le nombre de Russes a diminué de plus de 9 millions", a fait savoir Mikhail Zourabov.
Selon lui, compte tenu de la migration positive, la diminution de la population a constitué, depuis 1992, un peu plus de 6 millions de personnes.
Le ministre a cité, parmi les causes principales de la crise démographique, le taux de natalité très bas (notamment, les familles ayant un enfant) et le taux élevé de mortalité (parmi les personnes aptes au travail). "Ces dix dernières années se sont distinguées également par la détérioration de la santé de la population", a fait remarquer Mikhail Zourabov.
"Ces dernières années, nous ne pouvons plus compenser la diminution naturelle de la population par l'arrivée des migrants. Ils ne compensent que 8 % de la diminution naturelle de la population", a dit le ministre.
Parmi les changements positifs peu nombreux, il a cité la baisse du taux de mortalité des bébés, l'accroissement de 80 000 du nombre de nouveaux-nés en 2003, par rapport à 2002, et l'accroissement de 180 000 du nombre de mariages enregistrés de 1999 à 2003.
Selon Mikhail Zourabov, les médecins et les autorités religieuses ont obtenu des changements positifs dans les statistiques des avortements qui ont diminué en Russie. "De 1994 à 2003, le nombre d'interruptions artificielles de la grossesse s'est réduit de 1,7 fois", a fait remarquer le ministre.
Le nombre d'enfants naturels s'est accru ces dernières années pour atteindre environ 30 % en 2003, a fait savoir Mikhail Zourabov.
"Malheureusement, le nombre d'enfants naturels s'est accru ces dernières années. Pour l'instant, cette tendance demeure", a-t-il dit.
Selon le ministre, en 1994, 14,6 % d'enfants sont nés des parents non mariés, en 2003, 29,5 %.
La Russie compte actuellement 132 enfants par 100 femmes ayant l'âge de reproduction (15 à 49 ans). "C'est insuffisant pour assurer ne serait-ce que la simple reproduction de la population", a ajouté le ministre.