Le contrat de livraison de combustible nucléaire à l'Iran pourrait être signé en novembre

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MOSCOU, 14 octobre - RIA Novosti. Le contrat de livraison de combustible nucléaire à l'Iran pourrait être signé dès le mois de novembre de cette année au cours de la visite dans ce pays du directeur de l'Agence fédérale de l'énergie atomique de la Fédération de Russie, Alexandre Roumiantsev.

"Si nos experts arrivent à concerter la partie commerciale de l'accord avant la visite d'Alexandre Roumiantsev, le contrat approprié pourrait être signé à l'occasion de ce voyage", a déclaré jeudi, lors d'une conférence de presse à Moscou, l'ambassadeur d'Iran en Russie, Qolam Reza Shafei.

L'ambassadeur d'Iran a précisé qu'il s'agissait tant des fournitures de combustible nucléaire à l'Iran que de la restitution du combustible brûlé.

Selon le président du comité pour la politique étrangère et la sécurité nationale du mejlis (parlement) iranien, Alaeddine Burujerdi, la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr s'achève. Il a également confirmé que le contrat portant sur le combustible serait prochainement signé.

Téhéran attend de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) la clôture du dossier iranien, a également déclaré monsieur Burujerdi.

Selon lui, l'Iran a présenté à l'AIEA un rapport de 1300 pages sur les programmes concernant l'atome pacifique dans le pays. "Après quoi, tous les doutes ont été dissipés", a dit le parlementaire iranien, soulignant à cette occasion que l'Iran respecte toutes les clauses du Traité de non-prolifération (TNP).

A.Burujerdi a également qualifié de "plaisanterie" les déclarations des Américains selon lesquelles l'Iran n'a pas besoin de l'énergie nucléaire, dans la mesure où ce pays est riche en pétrole et en gaz. "Nous produisons 30 000 mégawatts d'énergie électrique, essentiellement grâce au gaz et au pétrole. Quand ces ressources s'épuiseront, il faudra bien les remplacer par autre chose", a dit le parlementaire iranien.

A.Burujerdi a aussi déclaré que l'Iran pouvait suspendre les inspections de l'AIEA dans le cas où le dossier iranien serait porté devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Si cela devait se produire, le mejlis prendrait les mesures appropriées", a dit Alaeddine Burujerdi lors de la conférence de presse.

Selon lui, cela ne laisserait pas de place aux inspections et à la transparence. "Il n'existe aucun motif logique de transmettre le "dossier nucléaire iranien" au Conseil de sécurité de l'ONU", a ajouté le parlementaire iranien.

A.Burujerdi a également indiqué que le protocole additionnel sur les garanties données à l'AIEA serait ratifié par le parlement iranien dès que l'Agence aurait, de son côté, effectué les démarches propres à instaurer un climat de confiance.

"Afin de créer un climat de plus grande confiance, l'Iran s'est engagé à cesser l'enrichissement d'uranium et à s'en tient à cet engagement. L'Iran a fait le premier pas, c'est maintenant à l'AIEA d'effectuer une démarche réciproque", a dit le parlementaire.

"Les experts de l'AIEA doivent fixer les délais de cessation des inspections", a dit le parlementaire, rappelant à ce propos que deux groupes d'inspecteurs de l'AIEA travaillaient actuellement en Iran.

Le président du comité pour la politique étrangère et la sécurité nationale du mejlis a discuté à Moscou d'autres questions de la coopération bilatérale.

"Nous avons examiné aujourd'hui la question de l'achat par la partie iranienne de l'avion russe Tu-204, ainsi que la coopération entre les deux pays dans le domaine de la création d'un satellite", a dit A.Burujerdi lors de la conférence de presse.

Selon lui, l'ordre du jour des pourparlers de Moscou comprenait aussi la participation de Gazprom à la réalisation de projets gaziers sur le territoire de l'Iran, la construction de navires pour l'Iran, tant dans le pays même qu'en Russie.

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