Les deux pays ont également signé un autre document important, un mémorandum sur le règlement des problèmes douaniers, a-t-il ajouté.
Ce document prévoit l'échange de bases de données sur les problèmes douaniers affectant le commerce bilatéral. Jusqu'à présent la divergence entre les données fournies par les douanes des deux pays atteignait presque un milliard de dollars, a dit Guerman Gref.
La Chine a fait savoir son intérêt à investir 12 milliards de dollars dans l'économie russe d'ici à 2010, a-t-il ajouté.
Des documents préalables sur un milliard de dollars d'investissements chinois dans la construction de l'autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg ont déjà été signés. D'autre part, des sociétés chinoises projettent d'investir 350 millions de dollars dans la construction d'ouvrages importants à Moscou, selon le ministre russe.
Quant à savoir si les partenaires chinois demandent des conditions privilégiées, Guerman Gref a dit : "Non, il s'agit seulement de conclure un accord sur la protection des investissements".
La décision de la mise en chantier d'un oléoduc allant à Daqing, en Chine, peut être adoptée avant la fin de l'année, au vu des résultats de l'expertise écologique, a-t-il indiqué.
"Au cas où l'expertise écologique serait achevée avant la fin de l'année, nous aurons la chance de nous déterminer quant à la construction d'une déviation sur Daqing", a-t-il précisé.
Quant à savoir s'il y a assez de brut pour remplir la canalisation, le ministre a répondu : "A la première étape, il y aura tous les ans 20 à 30 millions de tonnes de pétrole produit principalement en Sibérie occidentale. La deuxième étape de remplissage demandera des travaux supplémentaires de prospection et de mise en valeur de gisements en Sibérie orientale", a expliqué Guerman Gref.
Le ministre a fait remarquer que 50 à 80 millions de tonnes seraient nécessaires pour remplir normalement la future canalisation.
Fin septembre, il avait annoncé que la construction de l'oléoduc avec une déviation sur la Chine prendrait six ans. A l'heure actuelle l'étude de faisabilité d'un pipe-line Taïchet-Pacifique avec une éventuelle bretelle sur la Chine est en cours, a-t-il informé.
L'année dernière deux itinéraires allant de Sibérie orientale en direction du Pacifique : Angarsk-Daqing (Chine) et Angarsk-Nakhodka (destinés à livrer du pétrole au Japon) ont été envisagés. Les deux ont été écartés par l'expertise écologique du ministère russe des Ressources naturelles.