Le ministère du Développement économique doute de l'utilité de nouvelles réductions fiscales

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MOSCOU, 13 octobre - RIA-Novosti. La poursuite de la baisse de la charge fiscale en Fédération de Russie ne devrait pas conduire à une accélération de croissance, a affirmé mercredi le chef du Département des prévisions économiques du ministère du Développement économique et du Commerce, Andreï Klepatch.

"De nouvelles réductions dans la charge fiscale n'auront pas d'effet sur l'accélération de la croissance", a dit le responsable ministériel prenant la parole à la table ronde "Buts et perspectives de la politique budgétaire en 2005-2007".

Dans le même temps, a-t-il précisé, la baisse de la charge fiscale dans les années précédentes a exercé un effet positif sérieux sur la croissance, ajoutant 0,2 à 3% d'accroissement annuel du PIB.

Dans la situation actuelle au contraire, la baisse de l'impôt social unique, a dit le représentant du ministère, n'aura pas pour résultat la légalisation de la totalité des salaires et la réduction de la taxe à la valeur ajoutée "ne devrait pas relancer la croissance".

Le niveau des dépenses non liées au service de la dette doit être augmenter des 12% actuels à 13-14% du PIB, estime Andreï Klepatch.

Le responsable ministériel a expliqué la nécessité de relever le niveau de ces dépenses par le fait que les dépenses sociales, notamment pour la recherche, sont en Russie deux fois moins importantes que dans les pays développés.

Andreï Klepatch estime dans le même temps qu'il soit correct d'utiliser les mécanismes du partenariat Etat - secteur privé en matière de dépenses budgétaires.

"La bonne solution serait de créer, au lieu d'imposer la totalité des dépenses non liées au service de la dette au budget, des structures publiques - privées", a indiqué le représentant du ministère.

Il s'agit notamment de la création de fondations publiques d'innovations ainsi que de mécanismes d'investissements mixtes privés et publics dans des projets d'infrastructure.

De l'avis d'Andreï Klepatch, l'utilisation des fonds budgétaires par les institutions mixtes publiques et privées pourrait ajouter 0,1 à 0,3% de PIB à la croissance.

Selon lui, le ministère ne reverra pas à la baisse les prévisions de croissance économique pour 2004.

"Nos prévisions ne seront pas revues à la baisse. Mais il se peut que les revoyions à la hausse", a dit Klepatch. Actuellement, les prévisions ministérielles visent sur 6,9% de croissance.

Le directeur de département au ministère du Développement économique a rappelé que l'ajustement des indices économiques a lieu au vu des résultats des trois premiers trimestres de l'année. Selon lui, l'indice des cours du pétrole sera notamment précisé.

"Cela ne signifie pourtant pas que la dynamique du PIB soit tout autre", a dit Klepatch.

Le représentant du ministère a expliqué qu'à l'opposé des cours du pétrole certains indices - dont celui de l'accroissement des investissements - s'avère en dessous des prévisions.

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