Comme l'a indiqué le chef du gouvernement russe, les négociations de ce mardi ont évidemment porté sur les résultats du travail de la commission intergouvernementale, mais aussi sur la préparation de la future visite au Brésil du Président russe.
"Nous nous sommes entretenus de la coopération bilatérale dans les domaines économique et commercial, ainsi qu'en matière de hautes technologies, d'industrie, de mise au point d'une base juridique contractuelle et d'élargissement de la nomenclature des marchandises dans le commerce entre nos deux pays", a fait savoir Mikhaïl Fradkov.
"Ce n'est certes pas la volonté politique qui manque à nos relations bilatérales, mais il s'agit désormais de déployer les efforts nécessaires pour que le potentiel dont nous disposons dans le domaine économique débouche, enfin, sur des résultats voulus", a estimé, de son côté, le vice-Président brésilien.
La Russie et le Brésil se proposent de régler sous peu le problème lié à l'interdiction qui frappe aujourd'hui les livraisons de viande brésilienne, a fait savoir Mikhaïl Fradkov.
"Nous avons convenu de poursuivre la recherche d'une issue à ce problème précis, et je pense qui nous trouverons finalement une solution mutuellement acceptable pour que, d'une part, les consommateurs russes ne souffrent guère d'une maladie du bétail et, de l'autre, le commerce entre nos deux pays n'en soit pas, non plus, affecté", a estimé le Premier ministre russe. Et de rappeler que les restrictions sur les importations de viande brésilienne en Russie s'expliquaient par des raisons du contrôle phytosanitaire.
Quoi qu'il en soit, les experts russes et brésiliens ont d'ores et déjà examiné ce problème. "Un certain travail a été effectué au niveau des experts des ministères de l'Agriculture. Côté russe, un commentaire a été donné par les représentants des services vétérinaires. Je pense que nous finirons à y trouver une solution mutuellement acceptable", a dit Mikhaïl Fradkov.
Et d'ajouter qu'à la réunion moscovite de la commission, sur proposition de la partie brésilienne, une éventualité a été envisagée pour créer une coentreprise russo-brésilienne de transformation de viande. "Cette idée a été émise par nos collègues brésiliens, et nous sommes évidemment prêts à l'étudier le plus attentivement", a noté en conclusion le Premier ministre russe.