"Nous estimons qu'il est temps de progresser vers la création d'une sorte d'alliance technologique entre la Russie et le Brésil, y compris en matière de coopération technico-militaire", a dit Mikhaïl Fradkov.
Et d'ajouter qu'une telle alliance devrait s'assigner pour objectif de mettre en oeuvre des projets à long terme dans le domaine des hautes technologies.
"Il y a la volonté politique nécessaire pour promouvoir la coopération, et il faut maintenant que cette volonté se transforme en action politique commune", a résumé le chef du gouvernement russe.
"Notre actuelle rencontre se déroule dans le contexte de l'essor de nos relations, sur fond d'intensification de nos contacts et de croissance de la compréhension réciproque, a souligné Mikhaïl Fradkov. A signaler que notre réunion d'aujourd'hui constitue en quelque sorte une étape clé dans la préparation au Sommet russo-brésilien de novembre prochain quand le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, doit se rendre en visite au Brésil".
Comme l'a fait remarquer le Premier ministre russe, on constate, à l'heure actuelle, un intérêt sans cesse croissant des milieux d'affaires de la Russie et du Brésil pour la coopération, alors que les hommes d'affaires des deux pays sont en train d'établir des contacts directs.
Quoi qu'il en soit, a continué Mikhaïl Fradkov, la Russie et le Brésil ont encore pas mal de questions à résoudre, dont la nécessité de surmonter l'actuel solde négatif de la balance commerciale entre les deux pays et de régler, enfin, les problèmes relatifs au contrôle phytosanitaire de la production agricole.
Selon le Premier ministrerusse, la coopération d'investissement pourrait bien devenir une autre sphère très prometteuse pour la coopération entre la Russie et le Brésil. "Malheureusement, une telle coopération est pratiquement inexistante aujourd'hui, bien que ce soit justement cette sphère précise où l'on pourrait établir de très étroits contacts entre nos entreprises", a souligné Mikhaïl Fradkov.
Cela dit, il a exhorté les hommes d'affaires brésiliens à travailler plus énergiquement en Russie, et plus précisément dans l'agriculture, ainsi que dans les industries légère et alimentaire. "Je pense que vos compagnies ne manqueront certes pas de trouver un très sérieux intérêt commercial en Russie", a estimé le Premier ministre de la Fédération de Russie.
"Nos contacts actuels et futurs doivent reposer sur une bonne base juridique contractuelle, assises solides de la coopération bilatérale. Aussi, espérons-nous pouvoir signer dans l'immédiat la Convention tendant à éviter la double imposition et élaborer, en outre, un projet de loi sur la protection réciproque des investissements", a résumé Mikhaïl Fradkov.
Intervenant à cette même réunion de la commission, le vice-Président du Brésil, Jose Alencar, a indiqué que l'actuelle croissance de l'économie russe témoignait bien de la justesse de la politique pratiquée par le Président de la Fédération de Russie et le gouvernement russe.
"La croissance de l'économie russe pendant que Vladimir Poutine se trouve au pouvoir dans le pays est tout à fait évidente. L'année dernière, par exemple, l'économie russe a augmenté de plus de 7%, alors que les perspectives de l'année en cours sont encore plus encourageantes. N'est-ce pas là la preuve que l'économie russe est en train d'enregistrer de très bons résultats", a noté Jose Alencar.
"La croissance des investissements dans l'économie russe, tout comme la croissance des revenus du travailleur moyen dans votre pays témoignent explicitement de l'efficacité de votre politique", a déclaré le vice-Président brésilien.
Evoquant d'éventuels projets conjoints, Jose Alencar a cité la coopération bilatérale dans les domaines économique, commercial, scientifique et technique, et plus précisément dans la domestication de l'Espace, l'aéronautique, l'agriculture, l'électricité et le nucléaire civil.