"Il est encore trop tôt pour citer les chiffres précis, mais, d'après les données préalables, une tendance au ralentissement de la hausse des prix par rapport à septembre s'est ébauchée, a dit Andrei Klepatch.
En septembre, le taux d'inflation était de 0,4 % en Russie.
"Selon nos prévisions, vers 2007, l'accroissement de la production de céréales constituera environ 3 % par an et sa part dans le PIB atteindra 15 %", a affirmé Andrei Klepatch.
Selon lui, après 2007, on peut s'attendre aux changements substantiels dans l'agriculture dans son ensemble et à la production stable de céréales destinées à l'exportation.
"Nous pouvons assurer, dès aujourd'hui, l'exportation de 10 millions de tonnes de céréales, mais cela entraîne la détérioration de la situation dans l'élevage observée actuellement", a fait remarquer Andrei Klepatch.
Pour assurer l'essor de l'élevage et l'exportation stable, il faut moderniser la production de tracteurs et moissonneuses-batteuses, ainsi que d'autres secteurs connexes.
Pour assurer l'accroissement du PIB de 6 à 7 % par an, il est nécessaire d'accroître la production agro-industrielle de 3 à 4 %.
"Sans enregistrer de progrès à la suite de la formation de la nouvelle infrastructure de l'exportation dans le secteur pétrolier grâce à l'accroissement substantiel de la compétitivité des productions de transformation, ainsi que de l'agriculture, nos taux de croissance économique passeront inévitablement de 7% à 6% vers 2007 et se réduiront ensuite jusqu'à 4 %", a déclaré Andrei Klepatch.
"Ce résultat n'est pas mauvais par rapport aux indices mondiaux, mais c'est insuffisant pour surmonter notre retard actuel, ni pour accroître les revenus et occuper les positions avantageuses sur le marché mondial", a ajouté le chef du département
"Pour assurer les taux de croissance stables de l'économie russe de 6 à 7 %, l'agroalimentaire doit progresser au moins de 3 à 4 % et l'industrie alimentaire, d'au moins 6 % par an", a déclaré Andrei Klepatch.
Pour enregistrer les taux d'accroissement stables de la production agroalimentaire il est nécessaire d'accroître de plusieurs fois le coefficient de capital et les investissements dans ce secteur.
En 2004, ces derniers se sont chiffrés à environ 4 milliards de roubles.